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Pire que le couac gouvernemental (pourtant désolant), la soif inaltérable de couac des commentateurs?
©CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Inhumains à tous les étages

Pire que le couac gouvernemental (pourtant désolant), la soif inaltérable de couac des commentateurs?

Le rejet par l'Assemblée nationale d'une mesure faisant passer le congé des salariés et des salariées de 5 à 12 jours en cas de décès d'un enfant a suscité un éclatement. Emmanuel Macron a dû en appeler à "l'humanité" du gouvernement. Retour sur ce couac.

Sophie de Menthon

Sophie de Menthon

Sophie de Menthon est présidente du Mouvement ETHIC (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance) et chef d’entreprise (SDME)

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Mais oui ! C’est absurde et au premier abord inhumain de refuser de contraindre les chefs d’entreprise à rajouter des jours de congés à des salariés frappés par la mort d’un enfant.

Mais un peu de bienveillance pour ce qui est un couac techno ! Pour une fois (pas la bonne !) les responsables se sont élevés devant l’intention d’imposer une nouvelle charge aux entrepreneurs, qui rappelons-le, financent toutes les dépenses d’intérêt général. Cela partait d’un bon sentiment que de résister à l’une des généreuses propositions toujours financées par les mêmes. À la défense de la Ministre du Travail, sa réaction a été économique et financière sans se pencher ni même réfléchir aux terribles motifs de cette demande. La cruauté du refus devenait insoutenable. Veiller aux deniers publics est suffisamment inhabituel pour que l’on s’en étonne, malheureusement s’il faut s’en réjouir, la circonstance était désastreuse. Mais ils ont réagi, tout de suite, se sont excusés « collectivement », ils en sont malades ! Et les opposants de se gargariser...

Le ridicule de l’époque c’est que le balancier risque de repartir dans l’autre sens : il est question maintenant de rajouter des journées de congé plus nombreuses pour ce deuil cruel, de rembourser les obsèques, d’étendre cela aux conjoints, etc.

Bref, la soif médiatique du couac et la démagogie qui l’accompagnent sont sans fin.

Sans compter que les entrepreneurs n’ont pas besoin de loi pour entourer un de leur salarié et lui laisser le temps qu’il faut pour récupérer. Pensons aussi à cette réaction d’un salarié qui au bureau, très vite après un événement horrible, suppliait qu’on lui donne du travail pour essayer de ne pas sombrer dans la douleur. 

Comme quoi légiférer sur les bons sentiments n’est pas évident. 

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