Pierre Gattaz était l’invité de RTL ce matin. Le président du Medef était interrogé sur les attentes du patronat, alors que le chef de l’État s’exprimera ce soir. "Maintenant, nous voulons des mesures concrètes. La baisse des charges d'accord, mais là où l’on promet 40 milliards d’euros de baisse d’ici 2017, n’oublions pas que l’on vient de subir des hausse d’impôts à hauteur 30 milliards ces dernières années. Nous attendons du Président davantage de cohérence, il faut restaurer la confiance auprès des chefs d’entreprise. Le discours va dans le bon sens, mais les actes à l’inverse. Cela rend les chefs d’entreprise nerveux". Le patron des patrons dénonce des dispositions "anxyogènes, inquiétantes et inapplicables". Pierre Gattaz fut également questionné sur ses déclarations, la semaine dernière, où il propose de mettre fin à la justification du licenciement par les employeurs. Sur ce point, le président du Medef semble faire marche arrière. "Je dis qu’il faut clarifier les licenciements, on ne souhaite pas supprimer ces motifs, mais il faut que l’on soit certain qu’il n’y aura plus d’insécurité juridique car il y a un peur de l’embauche en France parce que le licenciement est compliqué. Je dis seulement qu’il faut regarder le problème."