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Petit manuel de résistance civique : une seule solution, la grève des impôts ?
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Pourquoi pas...

Petit manuel de résistance civique : une seule solution, la grève des impôts ?

Comme les dirigeants français ne manquent pas d'audace dans leur comportement, les citoyens feraient bien de s'en inspirer pour pouvoir enfin dépasser les clivages qui – en plus d'être fratricides – sont, le plus souvent, totalement improductifs.

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Benoît de Valicourt

Benoît de Valicourt s’inscrit dans la tradition du verbe et de l'image. Il travaille sur le sens des mots et y associe l'image réelle ou virtuelle qui les illustre. Il accompagne les acteurs du monde économique et politique en travaillant leur stratégie et leur story-telling et en les invitant à engager leur probité et leurs valeurs sur tous les territoires. 
 
Observateur de la vie politique, non aligné et esprit libre, parfois provocateur mais profondément respectueux, il décrypte la singularité de la classe politique pour atlantico.fr et est éditorialiste à lyonmag.fr
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Je ne suis ni de droite, ni de gauche, je ne suis pas extrémiste et je n’appartiens à aucun groupe politique ou religieux dont le seul suffixe –iste enferme dans un schéma de pensée qui annihile toute volonté de se dépasser.

Je suis juste un citoyen-contribuable fatigué d’entendre les leçons de morale de ceux qui détiennent la vérité de l’idéologie bien-pensante dans le respect de la grande vertu de gauche et épuisé d’assister au combat fratricide de ceux qui se revendiquent être les héritiers du Général de Gaulle.

Tout cela n’a plus aucun sens ! La France est clivée, communautarisée, segmentée, balkanisée, la France a perdu son unité et il est difficile dans ces conditions de développer une nation solidaire.

Des intermittents du spectacle qui, au-delà de priver l’accès à la culture des spectateurs, mettent à mal l’économie de toutes les communes qui accueillent les festivals, aux grands patrons non patrimoniaux dont les rémunérations ne justifient pas le travail fourni ni les risques personnels pris, en passant par le PCF et Sud Rail qui s’insurgent contre la SNCF pour avoir présenté des excuses aux "usagers" victimes des grèves, ou le Gouvernement qui recule sur la réforme territoriale pour ne pas froisser les grands électeurs à deux mois des élections sénatoriales, scrutin d’un autre âge pour désigner les sages sans âge qui font avancer la France à un train de sénateur, il n’y a pas de liste exhaustive des exemples qui étouffent le dynamisme de notre pays et il n’y a pas d’alternative possible à attendre des partis politiques tant qu’ils n’auront pas compris que les citoyens détiennent dans une démocratie le vrai pouvoir. Certes, encore faut-il que les citoyens acceptent d’utiliser leur pouvoir et de ne pas tomber dans le piège d’une petite famille d’origine bretonne dont le népotisme se résume à la trinité du père, de la fille et du simple d’esprit.

Mais mon Dieu, quel que soit leur religion, que manque-t-il aux Français pour changer les choses ? Tout simplement l’audace ! Et ce n’est pourtant pas très compliqué, regardez comme les syndicalistes, les politiques, les extrémistes, les terroristes, les gauchistes, les écologistes, les lepénistes, les copéistes, les sarkozistes et tous les autres n’en manquent pas.

Il nous appartient d’en avoir, il nous appartient avec fierté de dire non au prélèvement de notre impôt tant que notre pays sera géré par des irresponsables dont le seul objectif est leur réélection, comme le Président Hollande qui se rassure de repasser en 2017 parce que Marine Le Pen arrivera au premier tour de la présidentielle.

La situation est dramatique, les injustices sont criantes parce que le pays n’est plus géré, l’argent du contribuable finance les partis politiques et les avantages d’une cour républicaine. Qu’avons-nous fait de la nuit du 4 août 1789 ? Mais si c’était pour changer la liste des privilégiés, il eut été préférable de garder ceux qui, de par leur noblesse, faisaient rayonner la France dans le monde !

J’invite le coq de la grille du même nom, ouvrant sur les jardins du palais de l’Elysée avenue Gabriel, symbole du peuple de France, à descendre de son piédestal et à continuer à chanter les deux pattes dans la merde pour lancer le Pari de l’Audace et stopper le paiement de l’impôt tant que nous n’aurons pas la certitude que les minorités qui bloquent ce pays seront empêchées et qu’elles rembourseront l’argent volé.

Et pour paraphraser le Duc de Liancourt : "Non, Monsieur le Président de la République, ce n’est pas une révolution, c’est une révolte !" 

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