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Après le discours de Villepinte, 
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derrière Nicolas Sarkozy
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Dimanche meeting

Après le discours de Villepinte, l'UMP remobilisée derrière Nicolas Sarkozy

Au meeting de Villepinte, le candidat UMP a dit souhaiter réguler les flux migratoires, favoriser les entreprises et la production européennes grâce à une renégociation des traités.

L'intégralité du discours :


Discours de Nicolas Sarkozy à Villepintepar NicolasSarkozy

[Les réactions - Mise à jour le 12/03/2012 à 10h30]

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de président candidat et député-maire de Longjumeau (Essonne) confirme que le président a demandé une réforme de l’espace Schengen depuis 2011, en soulignant qu’il est nécessaire d’avoir les mêmes règles (sur le contrôle aux frontières et les régulations massives) en Europe. "On sait qu’on a un problème entre la Grèce et la Turquie où 160 000 clandestins franchissent la frontière", indique l’ancienne ministre de l’Ecologie, assurant tirer ces chiffres de "statistiques européennes". NKM souligne le manque de "crédibilité" des socialistes. "Après avoir sauvé la Grèce et mis en place un plan d’urgence, voir les socialistes dire on reviendra dessus, ce n’est pas crédible et pas à la hauteur." Pour elle, "la France a encore besoin de Sarkozy en 2012".


Réforme des traités européens : Sarkozy...par FranceInfo

"Il ne s’agit pas de revenir sur la libre circulation", a déclaré de son côté Henri Guaino. "Personne n’a dit que l’on allait entraver la libre circulation des citoyens européens", affirme le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy sur BFM TV. "Il faut aujourd’hui aller plus loin. Il faut une discipline commune, explique-t-il. Il y a beaucoup d’endroits où les frontières sont trop perméables, où certains Etats ne peuvent pas faire face à certaines crises." Et d'assurer : "Dans un an la France suspendra les accords de Schengen." "Il n’y a pas besoin de mettre partout des guérites et des barrières, mais la France se réserve le droit de contrôler ses frontières comme elle l’entend".

Selon François Hollande, Nicolas Sarkozy "m'a accusé pendant des mois de vouloir renégocier le traité européen sur les disciplines budgétaires et les austérités qui seront appliquées dans chaque pays" et ce traité "à peine signé (...) voilà que Nicolas Sarkozy, ne pouvant pas présenter d'autres propositions aux Français, se met à traiter l'Europe comme un bouc émissaire". "Ce devait être un grand moment, où il présentait aux Français ses propositions et son bilan, et on n'a eu, ni l'expression de sa fierté de ce qu'il avait fait, ni la présentation de ce qu'il proposait", s'est indigné le candidat socialiste. "Je pense que c'est un candidat qui est dans une fuite en avant, mais tout cela va s'arrêter prochainement parce que les Français vont avoir la décision", a-t-il ajouté.

Michel Sapin, responsable du projet présidentiel de François Hollande, a critiqué vivement sur France Inter, ce matin, le discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte. Il rappelle que ses propositions sur Schengen sont déjà discutées à Bruxelles. "Hier, je n'ai rien vu de nouveau si ce n'est une posture très anti-européenne et dont on voit bien l'objectif qui est d'essayer de récupérer une partie de l'électorat d'extrême droite".

Pierre Moscovici (PS) : le directeur de campagne de François Hollande estime que Nicolas Sarkozy a « fait feu de tout bois pour sauver sa campagne. Au mépris des risques de division et sans respect pour nos partenaires européens ». « Le candidat de l’UMP n’a plus la force d’entraîner vers le haut. Alors, il cherche à tirer la France, mais aussi l’Europe, vers le bas. Non content de diviser et de stigmatiser les immigrés et les Français issus de l’immigration sur le sol national, Nicolas Sarkozy cherche à exporter son combat. »

Manuel Valls (PS) : « Qui peut croire à 70000 ou 50000 militants au meeting du RPR? ll suffit de voir le stade de France et ses 80000 spectateurs pour comprendre. », s'interroge le directeur de la communication de François Hollande sur son compte Twitter. « #Villepinte..tout cela pour cela..une démonstration de force pour se rassurer,aucune proposition pour les français,le projet c'est son bilan».

Le député (PS) de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg a ironisé lundi 12 mars, dans "Libération" sur la volonté de Nicolas Sarkozy de renégocier des traités européens de Schengen. "Il est assez distrayant d'entendre le chef de l'Etat... organiser le big-bang des traités européens" alors qu'il "nous refuse le droit de renégocier le traité sur la discipline budgétaire européenne" et qu'il "rudoie la gauche depuis des mois parce qu'elle exige une contrepartie de croissance dans ce texte". "Il fait semblant de briser Schengen pour draguer grossièrement le FN", a-t-il estimé.

Jean-Louis Borloo(Parti Radical) : « Nicolas Sarkozy a abordé des sujets d'importance pour les radicaux et les humanistes », déclare-t-il dans un communiqué.

Pierre Laurent (PCF) : « Cet après-midi à Villepinte, Nicolas Sarkozy a ignoré les grandes urgences sociales du pays » « Logement, salaires, emploi et école n'ont pas une seule fois été évoqués ». « Et quand le chef de l'État a parlé du social, c'est pour fustiger les chômeurs, les immigrés et les syndicats »

Nicolas Dupont-Aignan (DLR) :  « Le pyromane veut devenir le chef de la caserne des pompiers », a déclaré le candidat sur iTélé, traitant le chef de l'Etat d'« escroc » et d'« imposteur ».

François Bayrou (MoDem) : « Dépenser des millions et des millions d'euros [pour le meeting de Villepinte] ne correspond plus au temps que nous vivons ». Le candidat centriste aurait préféré « un peu plus de modestie dans la manière de faire campagne » de Nicolas Sarkozy. Pour lui, c'est "indécent". Il a aussi jugé la possibilité évoquée par Nicolas Sarkozy de sortir de Schengen de "pur fantasme". "Qu'est-ce que ça veut dire concrètement sortir de Schengen? Cela veut dire remettre les barrières et les douaniers (...) Est-ce que vous y croyez? Est-ce qu'il y a quelqu'un d'assez censé dans le pays pour croire qu'on va réembaucher des douaniers et reconstruire les postes frontières (...)?", a-t-il déclaré.



François Bayrou, candidat du MoDem à la...par rtl-fr


Eva Joly (EELV) : « Sarkozy chasse sur les plates-bandes du Front national ». Elle a fustigé la proposition du candidat UMP de réviser les accords de Schengen, qui sont  « un acquis majeur ». Selon elle, avec cette proposition, « seuls les capitaux et les biens circulent, les hommes restent cloîtrés chez eux par xénophobie et peur des autres ».

Florian Philippot (FN) : « Seule Marine Le Pen a vu juste » sur l'Europe », indique le directeur stratégique de Marine Le Pen sur BFMTV. « Comment croire Nicolas Sarkozy (sur la révision des accords de Schengen, ndlr) quand on sait que l'Allemagne et la commission de Bruxelles, qui sont ses maîtres, n'en veulent pas ? ».

Selon le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, les annonces du chef de l'Etat à Villepinte sur l’espace Schengen, relèvent "de la gesticulation""Tout cela, ce sont des phrases pour chauffer la xénophobie des gens", a t-il ajouté. "Nicolas Sarkozy a chauffé la salle avec quelque chose qui ne tient pas debout", juge le député européen.


Schengen : Sarkozy "raconte des histoires"par Europe1fr

[L'essentiel du discours - Mise à jour 15h15]

Nicolas Sarkozy a une série de mesures fortes concernant l'Europe, qui nécessiteront une renégociation des traités actuels :

  • Protection des frontières européennes par la révision des accords de Schengen :

"L'Europe ne peut pas être la seule région du monde à si mal défendre ses frontières". "Sinon, elle risque sa dislocation".

"On ne peut pas laisser la gestion des flux migatroires entre les deux mains des technocrates et des tribunaux". "Il faut un gouvernement politique de Schengen, comme c'est le cas dans la zone euro."Il propose qu'un Etat-membre puisse être suspendu en cas de manquement.



  • Réciprocité des règles commerciales :

Les décisions d'ouverture à la concurrence seront prises par les chefs d'Etat.

Nicolas Sarkozy souhaite également que l'Europe se dote d'un Buy European Act : bénéficieront de l'argent public européen les entreprises qui auront choisi de produire en Europe, quelle que soit leur nationalité. 

Une part des marchés publics sera réservée aux PME européennes.

La même règle des 12 mois est reprise.

Pour toutes ses mesures, le candidat de l'UMP a annoncé une méthode surprenante : il se laissera 12 mois pour mener à bien une renégociation des traités concernés au niveau européen. En cas d'échec, il fixe un ultimatum :

  • Sur Schengen : en cas d'échec au bout de 12 mois, la France suspendra sa participation aux accords de Schengen, jusqu'à ce que les négociations aboutissent.
  • Sur la réciprocité commerciale : la même règle des 12 mois sera appliquée au Buy European Act et à l'attribution des marchés publics aux entreprises européennes.


Les autres déclarations importantes de Nicolas Sarkozy :

"Le président de la République est plus attaqué, critiqué et caricaturé que n'importe qui d'autre. Il faut l'accepter, et tenir envers et contre tout. Car si le président de la République ne tient pas, c'est tout l'édifice qui menace de s'effondrer."

Nicolas Sarkozy a lancé un appel au rassemblement en se défendant de tout esprit de clan : "Le président ne doit pas s'entourer que de ses partisans, et de ses amis"Sans le citer, il a fait référence à l'intention supposée de François Hollande de se livrer à une "épuration" de la fonction publique.

"Les blocages ne viennent pas du peuple français, mais de certains corps intermédiaires, comme les syndicats, qui ont intérêt à l'immobilisme."

Nicolas Sarkozy a ciblé les fraudeurs sociaux, et "ceux qui n'ont jamais travaillé ni cotisé", qui ne doivent pas gagner plus que les travailleurs : "Pendant 5 ans, je n'ai pas vu une France de droite, ni une France de gauche, j'ai entendu le peuple de France, uni autour de la même exigence : que pour les 5 années qui viennent la responsabilité soit au niveau de la solidarité."

Le candidat de l'UMP s'est à nouveau prononcé pour la création d'un Etat palestinien, tout en précisant : "La France sera intransigeante pour défendre Israël, ce miracle de la volonté et de la démocratie."

Le président-candidat a insisté sur les valeurs de laïcité, en citant l'interdiction de la burqa, l'interdiction du halal dans les cantines et de la séparation des sexes dans les piscines.

Il a enfin annoncé le retour à l'équilibre budgétaire en 2016.


[Mise à jour à 14h10]

INFO ATLANTICO : Nicolas Sarkozy devrait annoncer dans son discours de Villepinte plusieurs mesures nécessitant la renégociation de certains traités européens.

Dans le prolongement de la thématique de la France forte, l'Europe et sa capacité à se défendre face à la mondialisation devrait occuper une place notable au coeur du discours du candidat UMP.

Dans un contexte où le grand rassemblement de Villepinte est un enjeu crucial pour la campagne de Nicolas Sarkozy qui n'a pas véritablement décollé jusqu'à présent, l'équipe du Président sortant fait le choix d'un discours marqué par des annonces fortes plutôt que d'un grand discours de synthèse.


[Mise à jour à 14h00]

En prélude à l'intervention de Nicolas Sarkozy, le conseiller spécial du président de la République Henri Guaino a prononcé un discours, appelant notamment à la réconciliation des partisans du "oui" et du "non" à Maastricht.

[Mise à jour à 13h00]

Le conseil national extraordinaire de l'UMP tenu dans le cadre meeting de Villepinte a été ouvert à 10h par l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

De nombreuses personnalités de l'UMP se sont succédées à la tribune, pour appeler au rassemblement de l'UMP et critiquer la candidature de François Hollande : Bruno Le Maire (ministre de l'Agriculture), Edouard Courtial (secrétaire d'Etat aux Français de l'étranger), Jean-Claude Gaudin (maire de Marseille), Hervé Novelli (député), Christian Estrosi (député-maire de Nice), Philippe Cochet (député), Nadine Morano (ministre de l'Apprentissage), Valérie Rosso-Debord (députée), Roger Karoutchi (député), Marc-Philippe Daubresse (député), Laurent Wauquiez (ministre de l'Enseignement supérieur), Brice Hortefeux (député européen), Eric Ciotti (député), Jean-François Copé (secrétaire général de l'UMP) ou encore Michèle Alliot-Marie (ancienne ministre), ou Alain Juppé (ministre des Affaires étrangères). 

La parole centriste a été portée par le député Christian Kert : "Les sénateurs centristes de l'UMP viennent dire à Nicolas Sarkozy : 'Nous sommes de ton côté'".

Les anciens adversaires du président de la République récemment ralliés à sa candidature étaient également tous présents : Frédéric Nihous (Chasse, Pêche, Nature et Traditions), Hervé Morin (Nouveau Centre) et Christine Boutin (Parti Chrétien-Démocrate) était également présent.

[Article publié le 11 mars à 9h]

Le président-candidat Nicolas Sarkozy a lui-même érigé ce rendez-vous en grand tournant de sa campagne. Ce dimanche, pas moins 50 000 personnes sont attendues à Villepinte (Seine-Saint-Denis) pour un grand meeting.

L'entourage de Nicolas Sarkozy espère que ce coup de force sera en mesure de renverser la tendance, alors que le président accuse toujours un retard d'environ 2 points dans les sondages par rapport à François Hollande (27-29% pour Ifop-Fiducial, 28-30% pour l'institut CSA).

L'objectif du candidat Sarkozy est de retrouver la dynamique du grand meeting de lancement de campagne de la porte de Versailles, en 2007. Ce meeting avait été l'un des tournants de sa campagne.

Des invités... et des absents

Avant que Nicolas Sarkozy ne commence son discours, vers 13h40, plusieurs personnalités de la droite s'exprimeront à la tribune. Outre le patron de l'UMP Jean-François Copé et le premier Ministre François Fillon, les anciens adversaires ralliés au président, Hervé Morin et Christine Boutin, devraient prendre la parole.

En revanche, malgré le ralliement voté samedi par le Parti radical, ses deux principales figures, Jean-Louis Borloo et Rama Yade, ne seront pas présentes à Villepinte. Le numéro 2 du parti, Laurent Hénart, représentera le parti.

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