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Patrick Buisson.
Patrick Buisson.
©Reuters

Éditorial

Ni de droite, ni de gauche : pourquoi Atlantico a décidé de publier les enregistrements pirates de Patrick Buisson

De nombreux lecteurs d'Atlantico sont surpris par la publication des extraits des enregistrements pirates de Patrick Buisson et s'interrogent sur les motivations du site. Roule-t-il pour le Front National ? Est-il un sous-marin de la gauche ? Rien n'est moins vrai et voici pourquoi.

Pierre Guyot

Pierre Guyot

Pierre Guyot est journaliste, producteur et réalisateur de documentaires. Il est l’un des fondateurs et actionnaires d’Atlantico.

 

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« De quel bord politique êtes-vous, car on vous accuse d’être de droite ? »  A défaut d’être très intelligente, cette question  posée à Atlantico par de nombreux journalistes lors de son lancement en février 2011 avait au moins un mérite, celui d’illustrer la pesanteur des idées reçues et l’impérieux besoin qu’ont les gens de coller des étiquettes sur les choses pour avoir le sentiment qu’ils comprennent le monde qui les entoure.

Pesanteur des clichés, car pour nombre de journalistes « être de droite » semble - selon l’intitulé et le vocabulaire employés ( on vous « accuse ») - être un délit. Nécessité de coller des étiquettes car un site d’information qui ose expliquer en  2011 qu’il n’est pas par principe anti-Sarkozy (pas plus qu’il n’est anti qui que ce soit…) ou qu’il ne considère pas que « capitalisme » est par définition un gros mot est forcément un organe de propagande.

L’affaire des « Sarkoleaks » et les très nombreux messages d’internautes reçus par Atlantico sur ce sujet montre aujourd’hui que ce sont beaucoup des lecteurs de notre site d’information qui sont surpris par les révélations par Atlantico des extraits des enregistrements pirates de Patrick Buisson.

Beaucoup de courriels demandent à la rédaction d’Atlantico pourquoi elle « roule pour le Front National » puisqu’elle publie ces informations. Beaucoup d’analyses démontrent qu’avec ces révélations, Atlantico avoue surtout être un « sous-marin de la gauche » dont l’objectif désormais affiché serait de couler la droite aux élections municipales. Quelques experts calculent encore comment, par un coup de billard à trois ou quatre bandes (au moins !), Atlantico œuvre en secret pour placer les enjeux de la prochaine élection présidentielle au centre (à moins que ce ne soit aux extrêmes, ça dépend des messages…), sur le « tous pourris » (ou sur le thème des libertés individuelles face aux nouvelles technologies…), aidé en cela par d’obscurs agents communistes (ou néonazis ou trotskistes, c’est selon…).

Depuis trois ans, Atlantico s’efforce seulement d’informer ses lecteurs, de plus en plus nombreux (3,3 millions de visiteurs uniques en janvier dernier, selon les données Google Analytics). La ligne éditoriale d’Atlantico consiste à oser toutes les questions qui nous semblent pertinentes sans jamais rien concéder au « politiquement correct », à trouver des infos, à donner la parole à des intervenants qui ne sont pas tous journalistes et venus d’horizons différents, à frotter les arguments les uns aux autres.

Accusé par le Parti Socialiste de vouloir couler son champion lorsqu’il a publié des informations exclusives sur l’affaire Strauss Kahn, Atlantico a aussi été taxé d’anti-syndicalisme primaire lorsqu’il a révélé le « mur des cons ». Cette fois-ci, les reproches concernent une « opération de déstabilisation de Nicolas Sarkozy et de l’UMP ».  Il y en aura encore bien d’autres…

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