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Monsieur le grand rabbin vous avez encore quelques petites choses à apprendre sur le Coran…
©KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Dieu reconnaîtra les siens

Monsieur le grand rabbin vous avez encore quelques petites choses à apprendre sur le Coran…

Les voies du Seigneur sont réputées impénétrables. Celles qui mènent aux pages du livre sacré de l'Islam le sont encore plus.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Haïm Korsia est un homme d'une grande culture. Il a fréquenté les meilleures écoles. Et son érudition ne peut être mise en cause. Mais il s'est aventuré en terrain miné. Il aurait mieux fait de consacrer son temps à lire et à relire la Torah. Il participait à une réunion interreligieuse - les représentants des trois monothéismes étaient là – qui vient de s'achever à Paris. Homme de dialogue, il milite pour réconcilier Juifs et Musulmans. 

Il a donc lancé un appel à ces derniers. Faisant allusion au Coran il a déclaré ce qui suit. "C'est un texte qui donne parfois l'impression de ne pas accorder la même dignité aux uns et aux autres. Il n'est pas question de le modifier ou de l'abroger. Mais peut être que certains le comprennent mal".

Qu'en termes prudents et précautionneux cela fut dit. Haïm Korsia – on le comprend – ne voulait en rien meurtrir Mohammed Al-Issa, le chef de la Ligue Islamique Mondiale, présent à ses côtés. Mais le grand rabbin de France ne peut quand même pas ignorer que le Coran est incréé. Il a été directement écrit par la main de Dieu. En cela, il a beaucoup de points communs avec les billets de train qui sont non modifiables et non échangeables…

La "dignité" à laquelle Haïm Korsia fait allusion est celle des Juifs que Mahomet massacra en son temps car ils s'entêtaient à rester fidèle à leur foi. Voilà ce qui est dit à leur propos dans le Coran : "Nous les avons punis parce qu'ils ont rompu leur alliance, qu'ils n'ont pas cru aux signes de Dieu. Parce qu'ils ont tué injustement les prophètes". Peuple déicide naguère pour les Chrétiens, peuple prophéticide pour les musulmans.

Dans les hadiths (qui sont le verbatim des propos de Mahomet) on est un peu plus franc de collier. Un exemple parmi d'autres. "Quand les Juifs se cacheront derrière les rochers et les arbres, les rochers et les arbres diront : "O Musulmans, ô serviteurs de Dieu, il y a un Juif derrière moi, vient le tuer !".

Peut être que Haïm Korsia voudrait qu'on supprime ces phrases ? Théoriquement c'est faisable car elles ne sont pas incréées. Mais, avec tout le respect qui lui est dû, que pèse un rabbin fut-il grand, face à un prophète ? Nous arrêtons là, notre petite, et je l'espère pas trop méchante, querelle théologique. Nos très faibles connaissances religieuses nous commandent d'abandonner le terrain. 

Le vrai, le seul grand reproche que l'on peut faire au grand rabbin de France, et aussi aux évêques de notre Sainte Mère-Eglise, est de s'être assis à côté de Mohammed Al-Issa. Comme théologien, le patron de la Ligue Islamique Mondiale, n'est pas très connu. En revanche, il a acquis une certaine notoriété en tant que boucher. 

Pendant plusieurs années, il a été en effet ministre de la Justice d'Arabie saoudite. Sous son règne, avec sa bénédiction en tout cas, plusieurs centaines d'hommes ont été décapités. On ne connaît pas le chiffre de ceux qui ont été amputés d'une main ou d'un bras. Le concernant, une charmante histoire circule à Beyrouth. Pas à Riyad où il en coûterait plusieurs dizaines de coups de fouet.

Un émir, apparenté à la famille Saoud, vient voir le prince Salman. "Je voudrais que tu me confies un ministère". Salman : "Pourquoi pas ?". L'émir : "Le ministère que je voudrais est celui de la Justice". 

"Ah ça non !  Il est occupé par Mohammed Al-Issa et je ne peux m'en séparer. L'émir s'entête : "Alors invente un ministère pour moi. Par exemple celui de la neige". Le Prince : "Mais tu sais bien qu'il n'y a pas de neige chez nous !". L'émir : "Et de la Justice tu crois qu'il y en a ?". 

Pour finir, voici quand même quelques nouvelles plus rafraîchissantes. La Ligue Islamique Mondiale vient de reconnaître, après mûre réflexion, le génocide juif comme étant un "crime contre l'humanité". Et ce n'est pas tout car Mohammed Al-Issa vient d'indiquer qu'il irait se recueillir à Auschwitz en 2020. Un ticket d'entrée très bon marché pour être admis au club des personnes bien élevées. 

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