Mondial 2014 : les tops et les flops | Atlantico.fr
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L'Allemagne sacrée championne du monde
L'Allemagne sacrée championne du monde
©Reuters

C'était bien

Mondial 2014 : les tops et les flops

Pour cette dernière chronique consacrée à la coupe du monde 2014 au Brésil, l'heure est au bilan.

Vincent Roger

Vincent Roger

Vincent Roger est Conseiller du 4ème arrondissement de Paris et conseiller régional d'Ile-de-France.

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Les 10 tops 

1 -L'équipe d'Allemagne, une fois n’est pas coutume, la morale l’a emporté. C’est la meilleure équipe qui a gagné. L’Allemagne avait tout dans ce mondial : une génération exceptionnelle, un collectif structuré et en prime la meilleure attaque avec 18 buts marqués en 7 matches… Cette équipe a prouvé que l’on pouvait gagner avec une stratégie offensive n’en déplaise à la très défensive équipe d’Argentine.

2 -  171 fois les filets ont tremblé au Brésil soit 2,7 buts par match, cette 20ème édition égale le nombre de buts marqués lors du Mondial 98 en France.

3 - Les buts de James de Rogriguez et de Robin Van Persie sont à mes yeux les deux plus belles réalisations du Mondial. La première d’une demi-volée fantastique à 20 mètres  contre l’Uruguay, la seconde d’une tête plongeante éblouissante à l’entrée de la surface contre l’Espagne.

4 -  France-Suisse parce qu’elle fut la rencontre la plus aboutie des Bleus (5à 2).  Ce match peut devenir la référence pour l’Euro 2016.

5 - Blaise Matuidi fut pour moi le meilleur joueur Français du tournoi. Il a été spectaculaire dans l’engagement. Rassurant pour la campagne européenne à venir du PSG. A saluer, Paul Pogba classé meilleur jeune de la compétition par la FIFA.

6 -Van Gaal, le sélectionneur Néerlandais, a démontré que l’on pouvait être dingue et génial. Il n’est pas passé loin de transformer sa folie en triomphe. Au passage, il est le seul entraîneur à avoir fait jouer ses 23 joueurs sélectionnés. Son 3ème gardien est rentré durant les arrêts de jeu de la "petite finale" contre le Brésil. Comme quoi, la folie n’empêche pas d’être sympa !

7-L'engagement physique, à l’image de la finale Allemagne-Argentine, cette Coupe du Monde aura été marquée par la robustesse des rencontres, la puissance des joueurs et la dureté des chocs notamment dans les duels aériens. Pourtant – autre bizarrerie de cette édition- la moyenne des cartons distribués dans un match est inférieure à celle de l’édition précédente.

8 - Les gardiens de but, c’est tout le paradoxe de ce Mondial. On a égalé le record de buts inscrits et en parallèle les portiers ont côtoyé des sommets d’adresse et de réflexes. Voici mon top 5 des goals quasi infaillibles : 1) Neuer, comment faire autrement que de le classer premier. 2) Navas, le gardien costaricien a failli, à lui tout seul, envoyer sa sélection au firmament. 3) Ochoa, le portier mexicain a tenu en échec le Brésil. 4) Raïs M'Bolhi, l’Algérien a été élu l’homme du match lors de la défaite des Fennecs contre l’Allemagne, tout un symbole ! 5) Tim Howard, de l’US Team, a réalisé 15 arrêts en un match (contre la Belgique), établissant ainsi un nouveau record dans l’histoire de la Coupe du monde.

9 - L'équipe des Pays-Bas, pour l'ensemble de son œuvre. Elle aurait mérité mieux. Son football était alléchant, spectaculaire et rapide. Quelle tristesse de penser que c’était sans doute la der des ders pour Robben.

10 -Le Costa-Rica qui comme la Hollande n'a pas été battu durant le temps de jeu, fut l’unique surprise de cette Coupe du Monde. Il ne serait pas étonnant de voir des Costariciens dans des grands clubs européens, à commencer par leur gardien.

Les 10 flops

1 - La FIFA en déclarant Messi comme meilleur joueur du tournoi. Si c’est exact, j’en conclus que Muller, Robben et  Rogriguez – pour ne citer que ces trois là- appartiennent à une autre planète.

2 - MonsieurYuichi Nishimura, l'arbitre de Brésil –Croatie. Comme aurait sans doute dit, le regretté Thierry Roland, je lui déconseille de réserver une maison en Croatie pour ses prochaines vacances… Il refusa injustement un but aux Croates et accorda un pénalty plus que douteux à la Seleção. Il est aussi le symbole d’un arbitrage à revoir. J’avoue ne toujours pas comprendre l’absence d’arbitre français dans cette phase finale.

3 - La défense brésilienne. Malgré le recours à un psychologue,  elle a implosé dans la dernière ligne droite (10 buts encaissés en 2 matches, 14 sur toute la compétition) inquiétant pour le PSG qui aura, la saison prochaine, pour charnière centrale Thiago Silva et David Luiz

4 - L'attaque de l'équipe de France contre l'Allemagne. Est-ce qu’à l’avenir, l’attaque française doit être organisée uniquement autour et pour Benzema ? La question se pose. Deschamps a deux ans pour y répondre.

5 - La Roja, cette équipe d’Espagne a tout gagné. Quand on prend le toboggan en coupe du monde, ce n’est pas très agréable… Mais attention les grandes nations du foot ne sont jamais mortes.

6 - Le budget de 15 Milliards d’euros de la coupe du monde, soit 5 fois plus que la somme prévue au départ… A Manaus avec un club évoluant en 4ème division, il y aura un stade de 46 000 places. Est-ce bien raisonnable ?

7 - La bataille des primes au sein des sélections Camerounaises et Nigérianes… La morale de cette histoire, c’est que leur jeu n’a pas primé sur le terrain.

8 - L’absence pour la première fois depuis 1998 d’une équipe de la zone Asie-Océanie à hauteur des 8ème de finales. Aucune équipe africaine en quart, preuve que la Coupe du Monde demeure avant tout une confrontation entre l’Europe et l’Amérique du Sud.

9 - L’équipe de Russie, en tant que prochain pays hôte de la coupe du monde en 2018, on aurait pu attendre des hommes de Capello à plus d’engagements. Ils ont été spectateurs de leur défaite. Dommage car techniquement cette équipe sait jouer au ballon.

10 - Le classique et  sacré  4-4-2 est bien mort. Cette coupe du monde a été un chamboulement tactique. Les entraineurs ont tout essayé : 5-3-2, 3-5-2 et j’en passe et des meilleurs. Lors d’un match Van Gaal, le stratège Batave, contre le Mexique a changé trois fois de systèmes de jeu. Preuve qu’aujourd’hui, en matière de football, on fait plus confiance à la réactivité et à l’adaptation qu’aux tables de la loi.

En attendant l’Euro 2016… 

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