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La garde à vue de Nicolas Sarkozy, puis sa mise en examen, ont beaucoup fait parler la presse étrangère
La garde à vue de Nicolas Sarkozy, puis sa mise en examen, ont beaucoup fait parler la presse étrangère
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François qui ?

Mise en examen de Nicolas Sarkozy, leçon n°2 : quand le retentissement de sa garde à vue révèle l’insignifiance de François Hollande à l’étranger

La garde à vue de Nicolas Sarkozy, puis sa mise en examen, ont beaucoup fait parler la presse étrangère. Majoritairement hostiles à l'ancien chef de l'Etat français, les titres témoignent néanmoins d'une présence dans les esprits de l'opinion internationale plus forte que celle de François Hollande.

Steven Ekovitch

Steven Ekovitch

Steven Ekovitch est professeur de Sciences Politiques et d'Histoire à l'Université Américaine de Paris.

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Atlantico : La garde à vue suivie de la mise en examen de Nicolas Sarkozy a déclenché des réactions dans toute la presse étrangère occidentale, qui s’est globalement montrée critique à son égard. Outre l’aspect judiciaire, dans quelle mesure le fait que cette information ait été relayée en première page de nombreux quotidiens témoigne-t-il de l’impact de la personnalité de Nicolas Sarkozy à l’étranger ?

Steven Ekovich : Tout d’abord, les réactions de la presse internationale ne sont pas surprenantes : c’est une affaire embarrassante, il n’est jamais très beau de voir un ex-chef d’Etat ainsi aux prises avec la justice. L’image de la France n’en est que renforcée : un pays de bons vivants, avec des mœurs quelque peu relâchées (on l’a vu dans l’affaire Hollande-Gayet), si ce n’est scandaleuses aux yeux de certains.

Pour ce qui est des impressions laissées, Nicolas Sarkozy a laissé une image plutôt positive à l’international. Aux Etats-Unis, par exemple, c’était "Sarko l’Américain". Il a eu le rare honneur de prononcer un discours devant le Congrès, le centre véritable du pouvoir, quand Hollande n’a eu droit qu’au dîner d’Etat. Le volontarisme dont il a fait preuve sur la scène internationale a dans l’ensemble été bien vu, notamment aux Etats-Unis, où cette attitude est très appréciée.

Quelle est l’image de François Hollande à l’étranger ?

Il est perçu comme quelqu’un qui passe d’un échec à un autre. Sa cote de popularité est fixée à 23% ! Ceci dit, ne soyons pas injustes, il maintient la France dans son statut d’allié fiable des Etats-Unis. Mais il reste considéré comme le dirigeant d’une puissance de second rang, dont l’influence ne s’étend pas au-delà de l'Europe, de la Méditerranée et de l'Afrique. Au niveau international, à l’exception de la culture, la France est assez peu présente sur les écrans radars.

Comparativement, quelles différences de style constate-t-on entre Hollande et Sarkozy ?

Les équipes de communication de François Hollande et de Nicolas Sarkozy sont de toute façon assez défectueuses. Et la meilleure manière de se construire une image positive, c’est de s’appuyer sur des réussites politiques. Or pour l’instant, Hollande n’en compte pas à son actif.

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