Le président des centres Leclerc expose sa stratégie à 10 ans . " La vision à 10 ans, nous l'avons : notre enseigne, qui était essentiellement une enseigne d'hypermarchés, va devenir une enseigne multi-canal dans les 10 ans. Avec, d'une part, une offre de consommation courante sur les drives, le prépayé et le prêt-à-emporter. Et, d'autre part, des terminaux sur le net qui seront soit des pure players, soit des sites évènementiels, soit des sites qui referont du "tracking" pour nos hypers. Enfin, une offre plus attractive qui nécessite le déplacement en hypermarché, qui restera encore notre vitrine. On aura d'autres sites pure players, mais d'une manière générale, notre offre sur le net fera en sorte d'inviter le client à retirer le produit commandé pour qu'il puisse côtoyer nos autres offres. Mais à défaut, oui, il pourra le recevoir directement comme tout autre site e-commerce. Par exemple, cela fait un mois que nous avons lancé le site "optique.e-leclerc.com", qui est le premier étage d'une fusée où nous allons commercialiser des produits d'optique, de parapharmacie... A partir de ce site, vous pouvez soit chercher votre commande à la parapharmacie en allant faire vos courses, soit vous faire livrer. Les métiers changent, évoluent... Surtout, ne faisons pas comme les disquaires qui se sont arc-boutés à la vente de 33 tours !" Lire l’interview. Le co-fondateur de Michel et Augustin, dévoile sa stratégie pour 2014. " Nous allons travailler sur plusieurs axes. Tout d’abord renforcer notre présence à Paris, en Ile-de-France et sur les 10 plus grandes villes de l’hexagone. Nous sommes également en train de créer une nouvelle catégorie dans notre gamme : le dessert frais à partager. Nous préparons une grosse refonte de notre politique merchandising, autour de ce que l’on appelle le « shop-in-shop ». Concrètement on va déployer des mini-comptoirs avec des produits frais et des produits secs dans une cinquantaine de points de vente d’ici l’été 2014. Enfin, le gros sujet sera l’export. On a récemment nommé des commerciaux en Suisse et en Belgique. On réfléchit aussi à envoyer quelqu’un en Suède et en Asie. Au Qatar, ça commence bien tout comme à Hong-Kong et Shangai. On nous considère comme un mix entre « Hello Kitty » et « Amélie Poulain » ! Il y a de la demande à l’étranger. En Chine par exemple, les produits agroalimentaires français à l’export c’est 1 milliard d’euros dans un marché qui a été multiplié par sept en dix ans. Notre volonté, c’est donner une véritable ambition mondiale à la marque. Il faut régater là où le vent souffle !" Lire l’interview.