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Maxime Danna, qui a lancé sa marque Bold Boys en juin 2012, a son stand aux Galleries Lafayette
Maxime Danna, qui a lancé sa marque Bold Boys en juin 2012, a son stand aux Galleries Lafayette
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L'interview Atlantico Business

Maxime Danna - Bold Boys : "L’ADN de Bold Boys, c’est l’élégance, l’audace et l’imaginaire"

Polos tendance, chemises élégantes, et sweatshirts branchés…Après deux ans d'existence, la marque Bold Boys s’est même offert un emplacement aux Galeries Lafayette en avril dernier. "Bold Boys", c'est l'enfance mi-sage mi-audacieuse des contes des Frères Grims. Pourtant, Maxime Danna, jeune créateur de la marque, a un véritable esprit d’entreprendre et de s’adapter aux consommateurs. De saison en saison, la marque veut affiner sa stratégie commerciale et affirme sa différence.

Atlantico Business : D’où est venue cette envie de créer Bold Boys ?

Maxime Danna : J’étais président de l’association Le Club des entrepreneurs à EDC. Pendant un an, j’ai invité les grands patrons à venir témoigner en tribune à l’amphithéâtre de l’école. Quand j’ai rendu les clefs, fort de ces témoignages, j’ai voulu entreprendre à mon tour. J’étais et je suis toujours un créatif. A l’époque, il y avait deux tendances : ou la création d’un site web avec un nouveau service, ou lancer sa marque de tee-shirts. Avant 2005-2006, il n’y avait pas tant que ça de petits jeunes issus d’école de commerce qui créaient des marques de vêtements. Pour la mode, j’ai toujours été moi-même intéressé par les produits qui sortaient de l’ordinaire, produits en série limitée, etc. Au départ, je n’y connaissais rien à la mode, pourtant je m’occupe maintenant du design, du stylisme et du site Internet de la marque. Je fais tout ! Je développe mes propres process, et j’arrive à m’adapter à celui des autres, en l’occurrence des Galeries Lafayette. Tout ce que j’ai connu, appris, ou eu envie d’avoir et n’ai pas eu, j’ai souhaité le mettre dans Bold Boys.

La concurrence est forte dans le secteur du prêt-à-porter lifestyle. Comment se positionner sur un marché comme le vôtre ?

Tout est dans la durée. L’ADN de Bold Boyz, c’est l’élégance, l’audace, et l’imaginaire. “Bold”, c’est les garçons audacieux, et ce coté "good boy" souriant. On trouve l’esprit de la marque dans cette petite Barbapapa en logo comme référence à l’enfance, le moment pendant lequel l’audace est la plus développée. A cet âge, on sort des sentiers battus, on ose faire ce qu’on ne fera plus tard …  Sauf en temps que les entrepreneurs, ceux qui prennent encore des risques à l’âge adulte. La marque se réinvente chaque saison, ce qui implique qu’on peut évoluer et faire mieux avec des clients qui nous suivent d’une époque de l’année à l’autre. C’est notre clientèle fidèle qui en attire de nouveaux. La possibilité de tirer son épingle du jeu est d’avoir une ligne de conduite qui reste celle du départ, d’avoir des vêtements de qualité, un bon service après-vente, un bon community management, et surtout, d’être vendu là où il faut l’être. Aujourd’hui, Bold Boyz travaille avec des places de marché comme les Galeries Lafayette, La Redoute, et nous avons également notre propre site internet. On essaye d’être assez innovant et créatif pour capter l’attention des médias.

Quelle sera la stratégie de commercialisation de la marque pour les mois à venir ?

Pour pérenniser sa marque, il faut avoir le support physique, bien évidement. Sur Internet, les choses ne sont plus ce qu’elles étaient. Un fil d’actualité Facebook est une espèce de ville-ordure pour publicité des uns et des autres. Tout le monde balance tout, on ne s’y repère plus, et comme il n’y a que ça, plus personne ne peut faire la différence. En plus, vu la nouvelle politique de Facebook, on ne peut plus donner ce coté viral aux publications sans les sponsoriser. D’autant plus qu’aujourd’hui, et je le sais parce que je l’ai lu et parce que je l’ai vécu, les gens sur Facebook  ne sont pas des acheteurs. Il est important de trouver des points de vente en boutique pour distribuer la marque et garder la clientèle. J’ai 4 agents commerciaux à Toulouse, Lyon, Marseille et Lille. Il faudra consolider notre réseau de distribution, et ouvrir une première boutique pour la saison Hiver 2015 dans un an. Et toujours saisir les opportunités qui s’ouvriront, ce qui est très vague à dire, mais le partenariat avec les Galeries Lafayette, je ne l’ai pas vu venir !

Que pensez-vous du manque d’accompagnement de ceux qui ont l’esprit d’entreprendre en France ?

Il existe des zones franches qui permettent de redynamiser pas mal de régions, et d’aider les jeunes entreprises à se développer. Pour ce qui des incubateurs d’entreprises, en France, on ne mise pas sur la mode ! Si vous créez un service, super, tout le monde va venir vous aider ! Vous allez rentrer dans des centres technologiques ... Mais pour la mode, les informations se trouvent auprès des proches et des mentors. On grandit un peu tout seul à ce niveau-là. En revanche, j’ai travaillé avec Maison de la mode, dans le Nord de la France, qui m'a bien aidé. Elle est dédiée aux jeunes marques du textile, et plutôt réservée à la technique, mais elle soutient également les gens comme moi qui ont une vision industrielle. J’ai toujours eu des coups de pouces, qui au final m’ont tout de même permis d’enfoncer des portes.

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