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Marc-William Attié – BNI : "En France, on n'a pas l'habitude de faire du business grâce au networking"
©Flickr/MiiiSH

L'interview Atlantico Business

Marc-William Attié – BNI : "En France, on n'a pas l'habitude de faire du business grâce au networking"

Lancé à la fin des années 80 aux États-Unis, BNI est un réseau d’entrepreneurs regroupés par zone géographique dans le but de créer des opportunités de business. Le concept, qui a fait ses preuves dans de nombreux pays européens, américains et asiatiques, joue à plein la carte du networking organisé. Une manière de travailler totalement nouvelle dans les mœurs françaises, explique le responsable de BNI France, Marc-William Attié.

Atlantico Business : Concrètement comment fonctionne BNI ?

Marc-William Attié : BNI, c’est une méthode pour que des entrepreneurs, qui sont non-concurrents les uns les autres, puissent travailler ensemble dans une optique de développement de leur vente. L’objectif, c’est que chacun deviennent détecteurs d’opportunités business pour les autres membres de son groupe. Ces groupes sont géographiques et se rencontrent une fois par semaine. Cela s’adresse principalement à des personnes qui ont plutôt des petites entreprises, des indépendants. La plupart des entreprises qui participent à un groupe BNI des sont des sociétés de moins de 50 salariés. D’un point de vue plus concret, pour participer, vous êtes généralement invité par quelqu’un qui vous connait. Si une première réunion vous a plu, vous pouvez faire acte de candidature et être reçu par un comité qui étudie votre demande. Enfin, il faudra vous acquitter d’un coût de participation qui est de 870 euros par personne. 

Contrairement aux pays anglo-saxons, le networking est moins répandu en France. Fût-il compliqué de lancer le service ?

J’ai tendance à dire qu’en France, on a une forte résistance au changement. Tout ce qui est nouveau va être regardé d’un œil un peu inquiet, on se pose des questions, vu que cela vient « des États-Unis » ça parait bizarre. Et c’est vrai que l’on n’a pas l’habitude de trouver un emploi ou de faire du business de cette manière-là. Ceci étant, une des choses que l'on peut observer en France, c’est que nos membres considèrent que l’outil est bon, ils en parlent beaucoup et BNI se développe énormément sur le territoire. A travers le monde, la France est, avec le Japon, un des pays leader en termes de développement de business entre les membres. Donc, même s’ils ont un regard un peu méfiant au début, quand ils voient des résultats, on rentre dans une dynamique qui est tout autre. La gestion d’un réseau, est quelque chose de basé sur la solidarité. A un moment, il faut faire un acte particulier pour l’autre, ça, c’est nouveau ici.

Les réseaux sociaux professionnels comme Viadeo ou LinkedIn, sont ouvert à davantage de personnes et sur une plus large zone géographique. Les considérez-vous comme des concurrents ?

Non, je crois plutôt qu’ils sont extrêmement complémentaires. Si on prend ces deux sites internet ce sont, quelque part, une forme de grand annuaire de personnes interconnectées. Elles ne se connaissent pas forcément et sont plutôt dans une démarche de recherche d’emploi. Ce ne sont pas vraiment des vecteurs de développement business. Dans un groupe BNI, il y a une vraie méthode de travail, comme dans une entreprise. Nous faisons des points sur les activités, vous devez préparer des éléments d’information pour que les autres vous trouvent des mises en relation, et chacun des membres doit suivre ses mises en relation. C’est encadré, structuré, nous générons des indicateurs de performance, la condition pour obtenir des résultats.

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