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Macron a des pellicules ! Et c'est Trump qui le lui a élégamment (?) fait remarquer…
©LUDOVIC MARIN / AFP

Ça alors

Macron a des pellicules ! Et c'est Trump qui le lui a élégamment (?) fait remarquer…

Du jamais-vu. La rencontre entre les deux présidents a été marquée par un moment exceptionnel.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Tout avait commencé mollement. Du convenu. Du classique. On a parlé de Washington et de Lafayette : un passage obligé. Macron a rappelé comment les Américains avaient libéré la France en 1944. Et Trump a remercié la France pour son action militaire en Syrie.

Les journalistes s'ennuyaient ferme. Ils se réveillèrent un peu quand, après que Macron eut dit que la France et les États-Unis avaient "une relation spéciale", Trump renchérit en en rajoutant : "une relation très spéciale". 

Ce "très spéciale" intrigua. Les journalistes furent vite édifiés. Trump s'approcha de Macron et l'embrassa. Puis l'embrassa encore. Puis le réembrassa. Et à plusieurs reprises, il le sera contre lui. 

Nous pensions que Trump était un gros amateur de jolies filles. Maintenant nous en sommes moins sûrs... Mais le clou de la scène était à venir. Le président américain, quasiment collé au président français, épousseta de ses doigts l'épaule de Macron : "Je vais enlever ces pellicules. Nous devons le rendre parfait, il est parfait".

Une scène d'anthologie qui va certainement devenir culte. Une goujaterie affichée. Une condescendance méprisante assumée. Comment pouvait-on dire de façon plus humiliante à Macron : "Regarde qui est grand et qui est petit" ?

Des pellicules à l'accord sur le nucléaire iranien, il n'y a qu'un pas. Nous le franchissons sans problème et en toute logique. Avant de partir pour Washington, Macron avait dit : "Il n'y a pas de plan B pour cet accord". L'affrontement paraissait inévitable avec Trump, qui veut simplement le déchirer.

En regardant bien en face notre président, Trump lança : "C'est un accord très mauvais, c'est une honte, on n'aurait jamais dû signer un truc pareil !". On attendait une réponse virile et martiale de Macron. Elle vint sous la forme d'une acceptation d'un plan B rejeté dédaigneusement auparavant.

"Nous allons travailler avec le président américain à un nouvel accord". Puis, en substance : il va falloir s'occuper des missiles balistiques iraniens, de la présence iranienne en Syrie. "Nous devons contenir l'Iran", lâcha Macron. Et maintenant, qui a des pellicules ? Qui est petit ?

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