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Litanie des révélations à l’UMP : un état des lieux
©Reuters

Crise interne

Litanie des révélations à l’UMP : un état des lieux

Depuis les premières révélations du Point en février sur l'affaire Bygmalion, Jean-François Copé a dû démissionner de la présidence du parti, laissant place à un Triumvirat Juppé-Raffarin-Fillon.

Le 27 février dernier, Le Point lançait une bombe. L'hebdomadaire accusait la société de communication Bygmalion, fondée par un proche de Jean-François Copé, d'avoir surfacturé des prestations pour l'UMP durant la campagne présidentielle de 2012. Depuis, le maire de Meaux a dû démissionner de la présidence du parti, laissant place à une direction collégiale provisoire assurée par Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon. Mais les ennuis sont loin d'être terminés pour l'UMP, secouée par une véritable crise identitaire. Retour sur les quatre dernières semaines, ponctuées de révélations fracassantes qui ont fortement entaché l'image du principal parti d'opposition.  

Le 21 mai

Interrogé sur i>Télé, François Fillon critique le fonctionnement de l'UMP, ni "collectif" ni "collégial" depuis "l'élection volée" qui l'a opposé à Jean-François Copé en 2012. Il déclare également souhaiter que la justice  avance "rapidement" dans l'affaire Bygmalion."C'est une affaire qui est grave, qui porte sur des sommes qui sont considérables, qui correspond à des inquiétudes et à des craintes que j'avais formulées à plusieurs reprises, qui est maintenant devant la justice", explique l'ancien Premier ministre. 

Le 26 mai

Invité de BFMTV, Jean-François Copé nie une nouvelle fois avoir été au courant d'éventuelles malversations financières. "Je n'ai pas vu les factures, ce n'était pas ma fonction. Je faisais confiance à ceux dont c'était le métier. Je n'ai pas pour mission de repasser derrière des gens dont c'est le métier", assure le député-maire de Meaux. Pourtant, l'Express vient de publier un contrat de la société Emakina d'un montant de 878 000 euros hors taxe signé de sa main le 1er février 2012. E-Makina dirigée par Manuel Diaz s'était vue confiée toute la campagne numérique de l'ancien président lors de la dernière présidentielle. Quelques heures plus tard, Jean-François Copé porte plainte contre X dans l'affaire Bygmalion et demande à être entendu par la justice.

Puis, c'est au tour du député Pierre Lellouche de porter plainte pour usurpation d’identité. "Mon nom a été accolé à une conférence qui se serait déroulée le 30 mai 2012, trois semaines après la défaite de Nicolas Sarkozy ! Et qui aurait coûté 299 000 euros ! Pourquoi une telle somme alors que les locaux et les intervenants sont gratuits et que l'on invite les adhérents par mail ou par SMS ?" s'insurge-t-il auprès du Point. Par ailleurs, Pierre Lellouche assure que, ce jour-là, il était le matin à l'Assemblée nationale, puis le soir à une réunion en présence de Xavier Bertrand. "Mes agendas sont entre les mains de la justice."

A 17 h 30, lors d'une conférence de presse, Patrick Maisonneuve, l'avocat de l'entreprise Bygmalion, soupçonnée d'avoir surfacturé des événements à l'UMP, assure que les prestations pour lesquels les factures litigieuses ont été établies ont bien été effectuées par la société, mais que leur véritable nature a été dissimulée. Il affirme que Bygmalion s'est vu "imposer" un schéma "à la demande de l'UMP". "Ni surfacturation, ni rétrocommission, ni enrichissement personnel", mais "de fausses factures faites à la demande de l'UMP". La somme de ces factures "litigeuses" est de plus de 10 millions d'euros. Selon lui ces factures concernent "des meetings du candidat Sarkozy et non pas des conventions de l'UMP". "Il y a eu des factures qui ne devaient pas être imputées à l'UMP. Il y a de vraies prestations. Elles sont bien réelles, sauf qu'elles devaient être facturées au candidat -Sarkozy, ndlr- et pas à l'UMP", a-t-il précisé. En conclusion, selon lui, cela ne devrait pas être l'affaire Bygmalion mais "l'affaire des comptes de campagne" de Sarkozy. Peu de temps après, Europe 1 fait état de perquisitions au siège de l'UMP et à Bygmalion.

A19h15, Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé, affirme sur BFM TV que ce dernier" n'a pas été mis au courant de toutes ces dérives". "Il y a eu un dérapage sur le nombre d'événements organisés dans cette campagne [...] J'ai commis l'erreur de ne pas dire stop. Je n'ai pas fait part de mes doutes à Nicolas Sarkozy ou à Jean-François Copé. "J'étais pas le directeur de campagne mais je me défausse sur personne, moi, insiste-t-il. [...] Ce n'est pas parce que c'est difficile à croire que ce n'est pas la vérité". "Il n'y a eu aucune malversation, aucun paiement en liquide. Les fonds sont ceux de l'UMP" certifie-t-il. "Il y a eu un engrenage irrésistible, d’un train qui file à grande vitesse et les personnes qui auraient dû tirer le signal d’alarme ne l’ont pas fait et j’en fais sûrement partie", conclu-t-il, les larmes aux yeux.

A 21h40, Le Point affirme qu'en deux ans, 26,7 millions d'euros seraient sortis des caisses de l'UMP pour être versés à Bygmalion. Rien qu'en 2012, année de la présidentielle, le parti aurait versé 23,5 millions d'euros à l'entreprise de communication.

A 22h30 Philippe Briand, l'ex-trésorier de Nicolas Sarkozy déclare avoir appris "avec consternation les déclarations" de Me Patrick Maisonneuve et assure qu'"il n'a jamais été demandé d'imputer des dépenses sur le compte de l'UMP". Plus tôt sur RTL,  il avait affirmé n'avoir "jamais eu à faire passer des factures sur les côtés, ce n'est pas le genre de la maison". "Je suis assez abasourdi par ce que l'on entend de révélations de la journée", a-t-il certifié. Au sujet du degré de connaissance de Nicolas Sarkozy, Philippe Briand a assuré n'avoir "jamais vu Nicolas Sarkozy donner aucune consigne sur ses comptes de campagne". 

Le 27 mai

Jean-François Copé annonce son départ de l'UMP le 15 juin. Le parti sera alors dirigé collégialement jusqu'à l'automne par Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin. Dotée de pouvoirs élargis, cette troïka sera assisté par Luc Chatel, désigné secrétaire général. L'UMP est de plus en plus divisée. Alors que Pierre Lellouche et Bernard Debré ont exhorté Jean-François Copé à quitter ses fonctions, Michèle Alliot-Marie est l’une des rares à avoir pris la défense de Jean-François Copé.

Le 31 mai

Invité de l'émission "On est pas couché" sur France 2, animée par Laurent Ruquier, le député Lionel Tardy fait scandale : "Bygmalion ce n'est pas une nouveauté. La société est apparue en 2008 à l'Assemblée Nationale quand Jean-François Copé était chef du groupe UMP. Toutes les manifestations du groupe UMP comme les journées parlementaires étaient organisées par Bygmalion. Quand après, on a su que Bygmalion était aussi dans la campagne présidentielle, on a commencé à se poser des questions". En résumé,  "tout le monde savait", assure-t-il, tout en expliquant qu’il ne manquait plus que la preuve, apportée par le journal le Point.

Le 1er juin

Selon le JDD, la police a découvert au siège de la société Bygmalion et de sa filiale Event & Cie une double comptabilité qui confirme la facturation à l'UMP d'une partie des 42 meetings de Nicolas Sarkozy lors la campagne présidentielle de 2012. D'après l'hebdomadaire, les policiers ont mis la main sur une liasse de factures qui montrent que le coût réel des meetings facturés par Event & Cie a été de 19 millions d'euros, dont 14 millions imputés à l'UMP par le biais notamment de factures fictives.  Selon un cadre de Bygmalion  "sur ces 14 millions, une petite part pouvait légalement être prise en charge par le parti, donc grosso modo le dépassement des comptes de campagne est de l'ordre de 11 millions d'euros". La même source assure que Bygmalion avait tiré le signal d'alarme auprès de l'équipe de campagne début avril 2012. Il précise que le coût des meetings allait de 250 000 euros pour les "petits formats" rassemblant 3 000 à 4 000 personnes à 3,5 millions d'euros pour une réunion géante à Villepinte, près de Paris. Il précise enfin que la société Event & Cie prenait 20 à 25% de marge.

Par ailleurs, le même jour, Nadine Morano affirme dans un entretien au Parisien, que, pour elle, le triumvirat Fillon-Juppé-Raffarin "n'a aucune légitimité". "Je ne peux cautionner la sortie de crise qui s'est dessinée, tout simplement parce qu'elle n'est en rien conforme à nos statuts", affirme-t-elle au journal. A la question, vous ne reconnaissez donc pas la légitimité du triumvirat Juppé-Fillon-Raffarin pour diriger temporairement l'UMP, elle répond : "en l'état, C'est impossible. Ce ne peut être, à la rigueur, qu'une équipe informelle qui entoure le président par intérim, mais qui ne dispose pas de légitimité".

Le 3 juin

La police judiciaire mène une perquisition au domicile de Guillaume Peltier, vice-président démissionnaire du parti. En cause, selon la police judiciaire de Nice : une affaire de favoritisme dans l'attribution d'un marché public à Menton, qui impliquerait à la fois la société Bygmalion et celle de Guillaume Peltier, Com1+.

Le 4 juin

Dans un entretien exclusif accordé au Point, Jérôme Lavrilleux se défend et s’en prend aux responsables du parti. Il nie tout enrichissement personnel et affirme que "personne n'a pas eu le courage de dire stop à Sarkozy". "Le problème dans ce milieu, c'est qu'il y a des gens morts de l'intérieur : Baroin, Juppé. Copé ne l'est pas. Fillon non plus, lui, il est complexé de l'intérieur, il est dans l'auto-émasculation tout en ayant besoin de prouver sa virilité. Wauquiez, c'est une raclure. NKM, ce n'est pas une belle personne. Le Maire est très sympa et vivant, alors qu'il a l'air d'un poisson froid. Sarkozy, c'est le plus vivant de tous, mais à quoi ça sert ?"

Le 5 juin

Le quotidien Le Monde raconte les exigences folles du candidat Sarkozy pendant la campagne présidentielles de 2012. On apprend par exemple que, à l'UMP, les frais de voyage de la campagne de 2012 s'élèvent à 9 752 389 euros. Selon le quotidien du soir, Sarkozy aurait demandé des portiques de sécurité à foison, les bancs des gradins qu'il faut gainer de bois… 

Le 16 juin

Luc Chatel pousse vers la sortie Eric Césari, alors directeur général de l'UMP et très proche soutien de Sarkozy.  En prévision d'un chamboulement interne à l'UMP, Césari avait déclaré à un de ses proche quelques semaines plus tôt : "C'est en ce moment que gronde le véritable organe antisarkozyste ! Certains veulent enterrer Sarkozy vivant, mais ils n'y arriveront pas ! Je ne reculerai pas", lance-t-il.

Le 17 juin

Alors que Jérôme Lavrilleux est placé en garde à vue, Mediapart assure que le candidat Nicolas Sarkozy aurait dissimulé près de 17 millions d'euros de frais de campagne aux autorités de contrôle en 2012. Soit un montant bien supérieur aux 11 millions évoqués dans un premier temps par l’avocat de la société, pour l’organisation des 44 meetings électoraux du candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy. A titre d’exemple, le candidat Nicolas Sarkozy a déclaré à la commission des comptes de campagne avoir facturé 0 € à Event et Cie, l’agence d'événementiel de Bygmalion, pour l’organisation du meeting au Trocadéro, le 1er mai 2012, alors que le prix réel de la prestation dépasse le demi-million d’euros. Ainsi, officiellement, le candidat Sarkozy a réglé 4,3 millions d'euros à Event & Cie, la filiale de Bygmalion, pour l'organisation de ses 44 meetings ; un an plus tard, en juillet 2013, le Conseil constitutionnel rejetait ses comptes de campagne pour un dépassement de 500 000 euros du plafond des dépenses, fixées à environ 22 millions d’euros. Mais, selon la comptabilité dévoilée par la rédaction du site, il aurait en fait dépensé 21,2 millions d’euros. En intégrant ces sommes dans la comptabilité de campagne du candidat de l’UMP à la présidentielle, le montant avoisine les 40 millions d’euros, bien au-delà au plafond légal des dépenses, et bien loin du dérapage initial.

Le 18 juin

Selon L'Express, deux députés UMP, Pierre Morel-A-L’Huissier et Etienne Blanc, s'apprêtent à porter plainte afin d'obtenir "au nom des militants" la vérité sur l’affaire Bygmalion et le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. 

Le même jour, Le Figaro révèle que Guillaume Lambert, directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, a écrit une lettre aux enquêteurs dans laquelle il assure n'avoir rien su des relations entre le candidat et les sous-traitants sollicités pour l'organisation des meetings: "Au moment de ma nomination, je connais peu Jérôme Lavrilleux, mais je vois qu'il a une solide expérience, qu'il est celui qui assure la relation avec les différents prestataires, ce qui me conduira à me reposer sur sa connaissance d'un milieu qui m'est étranger (...) Je ne dispose dans les faits d'aucun pouvoir hiérarchique sur Jérôme Lavrilleux" peut-on notamment lire dans sa lettre dont Le Figaro a eu connaissance. "Je n'ai jamais été informé d'un système de factures complémentaires, affirme Guillaume Lambert. La réduction des prix a été constatée. Je n'avais aucune raison de soupçonner un arrangement autre qu'une baisse des prix corrélative à la baisse des prestations." Par ailleurs, dans cette même lettre, l'actuel préfet de Lozère livre le contenu d'un SMS impliquant Sarkozy et Copé dans cette affaire. Celui-ci indiquerait en effet explicitement que le patron de l'UMP a alerté Nicolas Sarkozy du dérapage des dépenses liées à sa campagne électorale. 

Le 19 juin

Libération révèle ce qu'a avoué Jérôme Lavrilleux lors de sa garde à vue de 11 heures. "Oui, toutes les fausses factures révélées par Libération, émises par la société Bygmalion et réglées par l’UMP, ont selon lui bien servi à masquer les coûts réels de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012", aurait-il déclaré. Par ailleurs, il s'en serait également prix au camp Sarkozy : "Toute la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy – qui plaide aujourd’hui, au choix, l’ignorance ou l’amnésie – était au courant ou a participé à ce système, et les preuves existent". Ces nouvelles confessions de Jérôme Lavrilleux, plus précises, exonèrent une nouvelle fois Jean-François Copé. "Après le second tour, j’ai été averti que le coût des meetings de campagne avait explosé le plafond autorisé. Une réunion s’est tenue, il a été décidé de mettre en place une double comptabilité", aurait enfin déclaré Lavrilleux, assumant une nouvelle fois son rôle dans cette affaire.

Dans le même temps, dans devant le club de la presse de Bordeaux, Alain Jupé déclare que l'UMP est "secouée". "Nous sommes plus que troublés" par l'affaire Bygmalion, ajoutant qu'il ressent "la souffrance" et "la colère" des militants de son parti. "Ils sont tristes, devant notre parti atteint par cette succession d'affaires, et même en colère, c'est la raison pour laquelle il faut tourner la page", assure le maire de Bordeaux, se refusant à évoquer un éventuel retour de Nicolas Sarkozy.

Le 20 juin

Le Point publie sur son site internet un reportage qui montre que les notes de l'expert-comptable de la campagne de Nicolas Sarkozy contredisent les justifications avancées par Jérôme Lavrilleux. Le bras droit de Jean-François Copé avait en effet expliqué qu'il y avait eu une double facturation. Pourtant, ans deux notes de mars et avril 2012, Pierre Godet, l'expert-comptable signataire du compte de campagne pour l'Association de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy 2012 (AFCNS 2012), met en garde sur les dépassements de frais et "recommande des solutions légales pour éviter un dépassement du plafond des dépenses autorisées". Plus tard, Pierre Godet va établir les comptes de campagne en date du 28 juin 2012 à partir des éléments fournis "par la direction financière et administrative de l'UMP, qui a centralisé toutes les factures de la campagne présidentielle". Les comptes seront finalement invalidés par le Conseil constitutionnel qui décidera de comptabiliser des réunions ayant eu lieu avant le début de la campagne officielle. Où sont donc passés les millions évoqués par Jérôme Lavrilleux ? Y-a-t-il eu enrichissement personnel d'un acteur de cette affaire ? Le Point ne donne pas la solution au final mais s'interroge "si ces fausses factures n'ont pas couvert des dépassements imaginaires de campagne de Sarkozy, à quoi ont-elles servi ?"

Par ailleurs, le site RTL affirme que Jérôme Lavrilleux sera exclu de l'UMP mardi 24 juin. Le bureau politique se prononcera mais selon une source proche de l'affaire, il y a peu de chance que les membres du "BP" renoncent à cette décision après le scandale suscité par l'affaire Bygmalion. Cette exclusion pourrait aussi l'obliger à démissionner de son poste de député européen. "Si Jérôme Lavrilleux était exclu du parti, il devrait en tirer les conséquences, au minimum en se mettant en retrait du groupe PPE au Parlement de Strasbourg" affirme sur RTl un autre élu européen.

Le 23 juin

Libération annonce que "D’après les milliers de factures des prestataires ayant travaillé sur cette campagne de 2012, que Libération a pu consulter, les 44 meetings organisés par Event&Cie, filiale de Bygmalion, ont bien coûté un peu plus de 21 millions". Ces informations ont été obtenues par le journal via des documents officiels saisis par la justice le 26 mai dernier lors d’une perquisition dans les locaux de Bygmalion. Libération a également eu accès à la clé USB contenant la double comptabilité des meetings de Nicolas Sarkozy. Sur cette clé, chaque coût de chaque meeting a été épluché et détaillé par le comptable d’Event&Cie. Le meeting du 15 avril 2012 organisé à la Concorde aurait coûté en réalité 1,8 million d’euros, et non les 179 389 tels qu'ils ont été officiellement déclarés.

Dans le même temps, dans un entretien accordé au Monde, Jérôme Lavrilleux met les points sur les les i : oui, il assume sa responsabilité dans l'affaire Bygmalion,mais n'y est à l'initiative de rien. "Je suis un des rares à avoir eu le courage d'assumer certaines choses mais je ne serai pas le gentil mouton que l'on peut amener à l'abattoir sans rien dire" a assuré l'ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé au quotidien du soir, avant d'ajouter : "si on veut trouver un fusible idéal, c'est que certains y ont intérêt". Il s'en est également pris à l'équipe dirigeante de l'UMP, qui doit prononcer son exclusion du parti, mardi 24 juin, lors du bureau politique.

Un peu plus tard dans la soiré, le JDD annonce que le triumvirat Fillon-Juppé-Raffarin - a découvert dans les comptes de l'équipe précédente une facture payée à la société de conseils de Patrick Buisson, Publifact, en 2013. Jean-François Copé avait pourtant affirmé que le parti avait cessé toute collaboration avec l'ancienne éminence grise de Sarkozy. Selon L'Express, la nouvelle direction a également découvert que c'était l'UMP - et non le candidat - qui avait payé la pénalité personnelle infligée à Nicolas Sarkozy. Le Conseil constitutionnel avait rejeté le compte de sa campagne présidentielle de 2012 et adressé une amende de 363 615 euros. Cette dernière a intégralement prise en charge par le parti. 

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