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Les antisémites de France peuvent dormir tranquille, les professionnels de l'indignation sur réseau social ont d'autres cibles à fouetter
©Reuters

Fric casher, fric halal (suite)

Les antisémites de France peuvent dormir tranquille, les professionnels de l'indignation sur réseau social ont d'autres cibles à fouetter

Quand l'humour juif devient une victime collatérale d'une agression antisémite ignoble

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Comme chacun sait, ou devrait savoir, Atlantico oblige tous ses chroniqueurs à lire les oeuvres complètes de Maurras et de Drumont. Comme chacun ne le sait pas, l’auteur de ces lignes est contraint quand il vient à la rédaction de porter, cousue sur ses vêtements, une étoile jaune. Et nul ne doit ignorer que dans les locaux du site, figurent en bonne place les portraits de Darquier de Pellepoix, de Brasillach et de Darnand.

Dans le monde, très expéditif, des réseaux sociaux, un article titré par moi “et si les Juifs au lieu de se plaindre, popularisaient l’idée que les Arabes sont riches?” a suscité une certaine agitation. Une indignation sous-tendue par l’idée que ce texte serait antisémite. Il y était dit que les Juifs ont de l’argent, qu’ils sont influents dans les médias. Des clichés vieux comme le monde et comme l’antisémitisme. Cités ici et évidemment au second degré pour les tourner en dérision…

Nous vivons dans un monde où une phrase balancée sur Twitter suffit à faire pendre un homme. Un monde, la France en l'occurrence, où l’humour juif, un grand classique quand même, a été rayé de notre culture et de notre mémoire.

Je ne suis qu’un modeste journaliste. Et il y aurait bien de l’outrecuidance de ma part à me comparer aux plus grands. Mais je les ai lus. Je les aime. Et souvent, je m’en inspire. Ce que j’écris n’est qu’un pâle écho - peut-être pas très talentueux - des livres de Cholem Aleichem, d’Isaac Babel, de Philip Roth et des films de Woody Allen.

Prenez une phrase de ces textes, de ces films, et mettez-la sur Twitter. Résultat et indignation garantis. Avec des antisémites comme eux, je me sens bien. Ils ont eu de la chance : ils n’ont pas connu l’époque des réseaux sociaux…

>>> Lire l'article en question : Et si les Juifs, au lieu de se plaindre, popularisaient l’idée que les Arabes aussi ont de l’argent ? <<<

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