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L'idée, sous-jacente, c'est que tout objet, mais surtout tout être humain soit une succession de lignes de code. Une immatérialité
L'idée, sous-jacente, c'est que tout objet, mais surtout tout être humain soit une succession de lignes de code. Une immatérialité
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Bonnes feuilles

Le transhumanisme, plutôt abîme que nouvelle frontière ?

L’ubérisation excite toutes les peurs, les fantasmes, les espoirs. Les jeunes entrepreneurs y voient un espoir de trouver leur place. L'ouvrage se propose de faire le point sur ce qu'est l'ubérisation, son impact dans la société, ses opportunités et ses limites. Pour cela, il donne la parole aux acteurs de cette nouvelle économie (chauffeurs VTC, hôtelliers, dirigeants de start-up, DRH, politiques...) Chacun raconte l’impact sur sa vie, son business, son secteur, son revenu, sa place dans la société. Les auteurs proposent ensuite leur analyse et leur perspective. Extrait de "Uberisation un ennemi qui vous veut du bien ?", de Denis Jacquet et Grégoire Leclercq, aux éditions Dunod 1/2

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est fondateur du Day One Movement. Il a publié Covid: le début de la peur, la fin d'une démocratie aux éditions Eyrolles.  

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Grégoire Leclercq

Grégoire Leclercq

Grégoire Leclercq, né le 03 février 1983 à Valence, est diplômé de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr, Ingénieur en Informatique, titulaire d’un master en Droit Pénal, et du MBA d’HEC Paris.

Président depuis mars 2009 de la Fédération des auto-entrepreneurs (association professionnelle forte de 63000 membres). Cette structure accompagne dans leur développement les créateurs, leur fournit information, conseil juridique et fiscal, et formations. Elle joue un rôle majeur dans la défense du régime et son évolution dans le temps, tant auprès des pouvoirs publics que des médias.

Il est le co-auteur de l’ouvrage L’auto-entrepreneur pour les Nuls (Broché, 320 pages, Editions Générales First du 18 novembre 2010).

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La promotion de l'amélioration de la condition humaine à travers des techniques d'amélioration de la vie, comme l'élimination du vieillissement et l'augmentation des capacités intellectuelles, physiques ou psychologiques, fait partie des sujets à la fois les plus commentés mais aussi les plus spectaculaires.

L'idée, sous-jacente, c'est que tout objet, mais surtout tout être humain soit une succession de lignes de code. Une immatérialité. Ainsi vu par les génies de la "Singularity", l'homme perd chair et âme, pour être une ligne programmable, déprogrammable, reprogrammable. Peu de poésie, de lumières, de spiritualité dans tout cela. Nous sommes composés de données, alignons-les et voyons quoi en faire. L'enveloppe physique n'est qu'un mauvais handicap, un vêtement utile à lui donner une apparence sympathique, et nous pouvons dès lors nous en passer facilement, puisque l'intelligence collective alimentée par la donnée de toutes nos intelligences cumulées, et augmentée par des super-serveurs, pourrait très bien se passer de l'homme qui la portait à l'origine. De la même façon que les radiateurs peuvent du jour au lendemain fournir l'énergie dont ont besoin les serveurs.

Les philosophes, anthropologues, sages et intellectuels de l'histoire, mais nous aussi, simples citoyens, devrions être a minima "interpellés" par cette perspective. C'est une forme de négation de l'esprit de ce qui nous a créés. De l'intérêt même d'avoir des humains sur Terre.

(...)

Il faut faire une nette différence entre les tenants du transhumanisme et ceux du post-humanisme. Les premiers peuvent simplement avoir envie d'améliorer la vie de l'homme, d'en sublimer les capacités naturelles en les augmentant. Certains tirent leur réflexion de divers mouvements qui ont animé notre planète, et la France en particulier. Se délivrer d'un carcan, d'une limitation, que la religion, puis les convenances et la "bien-pensance" nous ont empêché de dépasser. Une forme d'anarchsime face à la tyrannie d'un système qui nous contrôlerait mieux si nous restions à sa portée. Dépasser cette dictature, se libérer de ces chaînes pour être en situation de plus grande liberté, serait ce qui constituerait le fond de la pensée de certains transhumanistes. On peut également faire une nette différence entre l'augmentation réelle des capacités, et l'augmentation qui conserve une nature thérapeutique, qui soigne, répare l'existant sans toucher à sa nature même. Il y aurait alors la bonne technologie, celle qui répare, sans changer le moteur et la carrosserie.

Extrait de "Uberisation un ennemi qui vous veut du bien ?", de Denis Jacquet et Grégoire Leclercq, publié aux éditions Dunod. Pour acheter ce livre, cliquez ici

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