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Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !
©GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Le pelé, le galeux c’est lui

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

Il fallait bien trouver un coupable. Il a été trouvé et s'en est pris plein la gueule...

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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De sa loge impériale Macronibus regardait l’arène. En bas, seul contre tous, Veranus affrontait Coronavirus. Mais ce malheureux et héroïque gladiateur n'était pas de taille. Le corps percé de toutes parts, il ne tenait plus sur ses jambes. 

Il s'écroula sur le sol se vidant de son sang. Macronibus s'apprêtait à tourner son pouce vers le bas pour qu'on l'achève. Un de ses prétoriens stoppa son geste. "César il vaut mieux qu'on l'épargne. On l'exhibera sur la place publique, la foule le huera et lui jettera des pierres. Ainsi si la plèbe est en colère elle ne se retournera pas contre toi". Ce qui fut fait. 

L'autre jour lors d'un Conseil des ministres, Macron s'en est pris vivement à Olivier Véran. Il lui a reproché l'échec cinglant de l'application Stop-Coronavirus : juste quelques centaines de signalement. Il l'admonesta également pour l'insuccès total des tests de dépistage : des délais de traitements interminables. Il fallait trouver un bouc émissaire. Et il a été trouvé.

Or Macron n'est pas, loin de là, innocent. C'est lui, et lui seul, qui a refusé les mesures contraignantes - confinement généralisé - qui lui étaient proposées pour stopper l'épidémie. Les gens, a-t-il fait savoir, n'étaient pas prêts à les accepter. Mensonge. 

Le président de la République a préféré sauver ce qui pouvait être sauvé de l'économie plutôt que de sauver des vies. Pour que les choses soient claires, il a demandé à son Premier ministre d'annoncer la couleur. "Il faut apprendre à vivre avec le coronavirus", a déclaré Jean Castex en bon exécutant. Nous apprenons grâce à Macron à mourir avec le coronavirus.

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