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Le retour d'une championne ?
Le retour d'une championne ?
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J'peux pas, j'ai piscine

Manaudou fait remonter le cours de Laure

Laure Manaudou réussira-t-elle son incroyable retour à la compétition ? Ses fans l'espèrent. Les sponsors aussi...

Philippe Verneaux

Philippe Verneaux

Philippe Verneaux est journaliste sportif et auteur de L'argent dans le sport (2005, Flammarion). Il anime le blog sportmood.fr.

 

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Entrée au Panthéon du sport tricolore avec trois médailles, d’or, d’argent et de bronze aux Jeux Olympiques d’Athènes en 2004, Laure Manaudou avait immédiatement intégré le gotha des « pipoles ». Jamais une sportive française n’avait alors connu une telle popularité, entraînant aussitôt dans son sillage un flot d’admirateurs transis, de fiancés palmés, de conseillers de tous bords et de parrains à la générosité illimitée. Trois ans plus tard, de faux-départs en idylles hyper-médiatisées et autres fautes de goût photographiques, la championne s’effondrait sous l’effet d’une pression devenue insupportable. La jeune fille était entretemps devenue femme mais visiblement dépourvue de moyens d’auto-défense.

Loin des spotlights médiatiques, la déprime

Manaudou dit adieu à la natation et s’exile aux Etats-Unis, emportant avec elle Frederick Bousquet, le costaud, le tatoué. Nouvelle vie, nouveau chirurgien esthétique (maillot élargi en haut). Beau temps sentimental, une petite fille, Manon, naît en 2010. Mais, loin des piscines, sale temps pour le portefeuille. Les grandes marques, Lancel, Arena, EDF, qui lui faisaient les yeux doux à l’époque de sa splendeur, la lâchent pour cause d’image quelque peu brouillée. Même le grand ami financier, François Pinault, qui lui assurait largement de quoi pouponner (un million d’euros par an), coupe le cordon de la bourse.

L’ennui s’ajoute au pénible des fins de mois. On entend alors la rumeur puis le bruit d’un retour aux plongeoirs. Et l’on revoit Laure sur les abribus (Cadum) et, en effigie, dans les étales des magasins (poupée Barbie). Il y a deux mois, on apprend que l’ondine a retrouvé sa ligne (de jeune fille), les lignes (d’eau) et une ligne (de crédit à sa banque) en cas de retour gagnant pour les Jeux de Londres en 2012. Laure revient, certes. Mais surtout aux affaires.

Un retour à la compétition, pour quelques longueurs de plus

En ce jour de fête nationale, la championne de l’absence calculée a donc crawlé. Et claqué un premier pétard, puisqu’elle a battu lors d’une réunion de campagne réservée aux teenagers à Athens (Géorgie) son record personnel du 50 m nage libre en grand bassin (25 sec 93 contre 26 sec 12, mais le 116e temps mondial de la saison !) avant de normalement enchaîner le week-end sur 100 m et 200 m (dos et nage libre). Que vaudront ces chronos en mars prochain à l’occasion des sélections olympiques ? Ce que valent sans doute ceux d’une ex-recordwoman du monde certes jeune (25 ans) et plus appétissante que jamais mais aux heures d’entraînement dix ou vingt fois moindres que ses concurrentes.

Dans un bel élan de solidarité, le petit monde de la natation , Philippe Lucas en chef barde, avait entonné il y a quelques semaines le chant du retour de la sirène. Un come-back qui allait faire un grand bien à la natation. Le petit cortège de ces collègues syndicaux avait raison. La seule présence de la star à un Championnat de France ou, on peut rêver, à un Championnat d’Europe, attirerait, comme avant, les foules, les recettes, les sponsors. Les bénéfices se partagent…

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