Louis Gallois célèbre aujourd’hui le premier anniversaire du « choc de compétitivité » dont il est l’un des pères. Il expliquait cette semaine, lors des « Rencontres de l’industrie » organisées par Les Échos, que l’industrie française était sans doute sortie de la zone à risque. « Le problème, explique-t-il, c’est qu'il faudra veiller au prix de l’euro face au dollar. L’euro fort peut étouffer la légère reprise. Au cours actuel, les industriels français sont très défavorisés sur les marchés extérieurs. » L’impact de l’euro pour les entreprises qui vendent sur les marchés étrangers est presque aussi lourd, en termes de compétitivité, que le prix de l’énergie ou le coût du travail. L’euro est trop fort face à toutes les monnaies du monde, hormis la monnaie chinoise dont le cours est tenu. Il n’existe aucune raison objective pour que le dollar soit si faible et l’euro aussi fort, d’où la grogne des acteurs de l’économie.