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L'hydre islamiste ne sera pas combattue efficacement sans combattre aussi l'auto-censure des débats publics
©Reuters

Tribune

L'hydre islamiste ne sera pas combattue efficacement sans combattre aussi l'auto-censure des débats publics

Combattre l’hydre islamiste, que le mot est bien choisi, implique d’abord un engagement total et radical, de tous les responsables politiques, qui doivent cesser d’instrumentaliser, ne plus tergiverser, mais Agir!

Combattre l’hydre islamiste, que le mot est bien choisi, implique d’abord un engagement total et radical, de tous les responsables politiques, qui doivent cesser d’instrumentaliser, ne plus tergiverser, mais Agir!

Au plus haut niveau de l’Etat, à la tête de chaque collectivité locale, dans chaque territoire reculé, au cœur même de nos grandes villes et métropoles, la détermination doit être pleine et entière. Et quelle que soit l’appartenance des uns ou des autres.

Le concert des opposants qui rebondissent sur l’horreur pour prendre la posture à quelque chose d’indécent. Cette dérive sectaire qui frappe notre société de l’intérieur est l’affaire de tous. Elle impose un cessez le feu entre responsables politiques pour affronter l’instrumentalisation de nos institutions démocratiques par nos ennemis de l’intérieur.

Qu’est devenue notre société de liberté, où un responsable politique qui ose affronter le mal, se retrouve devant les tribunaux.

J’ai osé, il y a plus de 4 ans, dans Le Figaro, exiger que nous soyons radicaux avec les islamistes.

Cela m’a valu une mise en examen pour diffamation par un juge d’instruction et mon renvoi devant la 17 eme chambre. Un procès sur plainte du CCIF dont l’audience s’est déroulée en mars 2018 et qui s’est terminé par une relaxe en juin 2018, ( PDF du jugement joint à mettre en lien)

après que le procureur ait plaidé au nom de la société pour le droit d’un parlementaire à s’exprimer librement sur un sujet aussi préoccupant.

Il n’empêche. Le terrorisme intellectuel est si puissant que les hommes et femmes politiques, comme souvent les journalistes eux-mêmes, s’autocensurent...

Cette « omerta »doit prendre fin. Ce que je réclamais haut et fort dans cette interview, accordée au Figaro, lui aussi menacé d’être condamné pour avoir recueilli mes propos (avant de bénéficier comme moi d’une relaxe) je le réclame à nouveau haut et fort aujourd’hui : Comme je l’ai fait en juin 2015, à l’époque soutenu par une quarantaine de députés dont Xavier Bertrand, Bruno Lemaire où Gérald Darmanin , je demande aux parlementaires de tous bords de déposer une proposition de commission d'enquête parlementaire pour tracer une frontière claire, une ligne jaune infranchissable, entre les discours qui encouragent la haine et les actes fanatiques, et les pratiques religieuses. Les associations doivent être auscultées, surveillées et interdites dès que les discours, les actes de financement ou de recrutement liés au djihadistes, aux terroristes sont avérés. D'autres associations défendent un libéralisme musulman. Elles doivent être soutenues car cet islam est le seul compatible avec la société française.

 

Je précisais : « Nous avons les moyens légaux d'agir. Utilisons-les! L'article 35 de la loi de 1905 permet d'interdire les discours de haine. La loi de 2001 sur les dérives sectaires peut aussi être efficace. Appliquons-les contre les associations qui prônent le fondamentalisme et le conservatisme, qu'elles soient liées au salafisme, aux Frères musulmans ou à toute autre idéologie extrémiste mondiale. Nous ne pouvons laisser gangrener notre démocratie sans réagir. »

 

Je demandais que le mouvement fondamentaliste Tabligh soit purement et simplement interdit. Que les associations de prêches salafistes qui prônent le repli sur soi ou la violence aussi. Que dans les mosquées, le détournement de l'aumône, la Zakat, à l'insu des fidèles, finançant des actions de propagande islamiste voire des actes terroristes, soit banni. « Interdisons l'intolérable. »

Alors que le Sénat a déployé beaucoup de moyens et dépensé beaucoup d’énergie pour tenter de déstabiliser le président de la République au travers de commissions d’enquêtes politiques, j’implore cette institution de se ressaisir et de se mobiliser dans l’unité, loin des considérations partisanes, en faisant ce travail de fourmi. Passer au peigne fin, toutes ces associations, leurs connexions, leurs financements, leurs agissements. Monsieur Philippe Bas est il prêt à déposer les armes politiciennes pour endosser l’habit de l’intérêt de la nation ?

 

Cette démarche mériterait une commission d’enquête bicamérale, coprésidée par nos deux présidents de commissions des lois, de l’Assemblée Nationale et du Sénat.

La cour des comptes devrait mobiliser des conseillers pour mener en profondeur une enquête sur les réseaux de financements occultes et tout aussi graves, les détournements de subventions publiques.

 

L’Etat doit assumer ses responsabilités et interdire comme je le demandais instamment au lendemain de l’acte terroriste qui coûta la vie à un chef d’entreprise sauvagement décapité en Isère, tous les lieux de prêches radicales. Les dizaines de salles de prière identifiées par nos services en Île-de-France, dans la région lyonnaise et à Marseille qui sont tombées aux mains de prédicateurs salafistes et extrémistes.

L’Etat doit également prendre la mesure de la vivacité des mouvements et associations liées à la Turquie d’Erdogan sur notre territoire,. Attaquons-nous aussi aux lieux de prêches virtuelles comme je le demandais pour Ansar al Haqq, (La justice a depuis sévèrement punis des djihadistes qui y sévissaient, grâce au courage et à la détermination de l’association française des victimes du terrorisme). Tant d’autres se propagent sur les réseaux sociaux. Comme je le demandais déjà à l’époque. Face aux islamistes fanatiques, soyons radicaux!

Nous devons protéger la jeunesse musulmane de l'islamisme.

Veillons à protéger de cette gangrène nos administrations les plus sensibles, évidemment nos services de renseignement et de sécurité, mais aussi notre système éducatif. Agissons avec discernement et faisons la différence entre les actes militants et les signes culturels. Évitons tout amalgame entre musulman et islamiste, justement ce que recherchent les plus radicaux qui veulent démontrer que notre société rejette en bloc cette grande religion. Au travail d’identification des radicaux doit correspondre un soutien sans faille à tous ceux qui prônent une lecture moderne du coran. Quand Eric Zemmour fait la lecture d’une sourate en revendiquant qu’elle doit être comprise au premier degré, sans le recul de siècles et de siècles d’évolution, il fait le jeu des plus conservateurs des salafistes, qui en font la même lecture que lui.

Comme ceux qui mettent sur le même plan le voile noir militant des salafistes et le fichu blanc ou coloré de telle ou telle.

Et que les personnalités politiques qui aujourd’hui s’empressent de mettre en cause l’exécutif, découvrent avec opportunisme des situations qu’ils connaissent souvent depuis des années, aient le courage de faire leur introspection.

Elles auront alors la décence de s’abstenir et pourront mobiliser leur énergie sur la construction de la réponse unitaire qu’attendent tous les français pour bouter hors de notre société cet hydre islamiste, ce monstre qui se régénère en permanence du fait de notre aveuglement collectif et de notre lâcheté individuelle.

Il est temps de se donner les moyens d’en finir et d’adopter pour y parvenir une conduite d’unité nationale.

Ressaisissons-nous !

 

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