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Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes : L’Etat ne peut pas tout, c’est aussi aux entreprises de se mobiliser
©Reuters

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Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes : L’Etat ne peut pas tout, c’est aussi aux entreprises de se mobiliser

Le 25 novembre 2017 est la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Un jour qui a un signification toute particulière après l'affaire Weinstein.

Patricia Chapelotte

Patricia Chapelotte

Patricia Chapelotte est l'ancienne conseillère en communication de Dominique Perben, ministre de la Justice, garde des Sceaux. Elle dirige Albera Conseil, une agence de communication, stratégie, influence et lobbying.

Spécialiste de la gestion de crise, elle a accompagné, entre autres, Jérôme Kerviel et Jean-Louis Gergorin. En 2012, elle crée "Génération Femmes d'Influence", un club de femmes chefs d'entreprise.

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Un vent a soufflé sur le monde provoquant un raz de marée sans précédant. L’affaire Weinstein a-t-elle été salutaire ? Cette affaire est une bombe qui n’en finit pas de provoquer des réactions en chaine. Les témoignages de femmes victimes de harcèlement sexuel se multiplient. La parole se libère partout, dans la presse, sur les réseaux sociaux, dans les diners en ville, dans les pauses café au bureau. Les harceleurs n’ont qu’à bien se tenir ! Les femmes victimes d’agression doivent se sentir moins seules même si ces délits ne peuvent pas se régler que par média interposé. L’opinion publique a demandé aux politiques de durcir les lois, aux juges d’être moins laxistes, aux policiers et aux gendarmes de faire preuve de plus d’humanité dans le recueil de la parole des victimes… et aux hommes de défendre leurs femmes, leurs filles, leurs voisines … Ils sont souvent témoins aveugles !  Bref, Il était important d’interpeller tous les maillons de la chaine. Mais il y a un maillon oublié. 

A la veille du lancement par le Président de le République de la grande cause du quinquennat pour l’égalité femme-homme, le débat doit être ouvert partout et sans tabous  

Les agressions sexuelles, les harcèlements de tous ordres sur les femmes se produisent majoritairement sur le lieu de travail. 

Les victimes de violences sexuelles dans les entreprises ont-elles toujours une oreille attentive, tant auprès de leurs supérieurs hiérarchiques, majoritairement des hommes, que de leur Directeur des ressources humaines et surtout de leurs collègues qui jouent la loi du silence. Comment et où se plaindre, comment dénoncer des gestes ou de paroles déplacées dans l’entreprise ? Difficile de répondre et difficile de savoir vers qui se tourner.

A qui peut-on faire confiance sans avoir honte et sans se faire entendre dire : « Allez, ce n’est pas grave, prends un peu de recul … ou tu l’as un peu cherché en rigolant avec lui au pot de départ de la semaine dernière. Ou encore mais regarde comme tu es jolie et jeune c’est normal !! Et puis mets des pantalons au lieu de tes jupes courtes et ça se passera mieux …. »  

Les entreprises doivent aussi prendre leurs responsabilités et agir au plus haut niveau de la hiérarchie. 

Je voudrais que tous les entrepreuneur(e)s responsables, bienveillants ce qu’ils sont sûrement, écrivent à l’ensemble de leurs salariés femmes et hommes, qu’ils expriment CLAIREMENT leur souhait que ces problèmes ne doivent pas exister dans leur société. 

Qu’ils disent clairement, que dans leur entreprise, le bien-être au travail doit régner partout, à tous les étages, dans les sites de production, dans toutes les filiales. 

Que soient nommés des référents facilement accessibles et former à écouter toutes les personnes qui signaleraient un harcèlement ou pire une agression sexuelle.

Commençons par la sensibilisation. Ensuite si nécessaire des actions plus appuyées. 

Il ne s’agit pas de provoquer une situation anxiogène pour chaque homme qui travaille au côté de femmes, mais bien que chacun, comme c’est la majorité, soit respectueux et vigilant. 

Messieurs les patrons mais aussi mesdames les dirigeantes d’entreprise, les violences sexuelles ce n’est pas que chez les autres. Veillez au respect de chaque individu dans vos entreprises et faites le savoir à vos salariés. Vous aurez fait mieux qu’écrire une énième charte de déontologie souvent peu appliquée dans la réalité !

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