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Jean-François Roubaud (CGPME) et Pierre Gattaz (MEDEF) mardi soir à Lyon
Jean-François Roubaud (CGPME) et Pierre Gattaz (MEDEF) mardi soir à Lyon
©Reuters

L'interview Atlantico Business

Jean-François Roubaud, CGPME : "Nous avons voulu ce meeting pour dire toute la difficulté de nos entreprises"

La CGPME et le MEDEF étaient réunis mardi soir à Lyon devant 2000 patrons. Le but, pour les organisations de Pierre Gattaz et de Jean-François Roubaud, était d'alerter le gouvernement sur les difficultés permanentes que rencontrent les chefs d’entreprises.

Vous étiez, avec le Medef, réunis hier soir en meeting devant plus de 2000 patrons à Lyon, pour dire quoi ?

Nous avons voulu ce meeting pour dire toute la difficulté de nos entreprises. Entre la pression fiscale, l'augmentation des dépenses publiques, le poids des charges sociales, la complexité administrative, les chefs d'entreprise se disent qu'ils ne peuvent plus travailler comme ça. J'avais rappelé fin août, au Premier ministre, la nécessité d'obtenir des assises de la fiscalité pour que l'on travail sérieusement sur le sujet et que nos chefs d'entreprises puissent avoir une visibilité sur trois ou quatre ans, c'est essentiel. C'est donc pour montrer au gouvernement que ce n'est pas simplement deux organisations patronales qui sont remontées de cette manière mais bien l'ensemble des entreprises.

En marge de cet événement, certains mouvements d'entrepreneurs ont parlé de "grève de l'impôt" en tant que moyen de pression. Est-ce une solution que vous soutenez ?

On ne défend pas du tout ces solutions-là. Soyons clair, l'impôt est nécessaire. C'est quand il devient trop violent que nous avons des revendications. Je crois que ce genre de discours ne sert à rien à part mettre des entrepreneurs dans l'illégalité. Début décembre, nous allons débuter les assises de la fiscalité. Ce sera l'occasion de mettre les choses au point pour dire, à ce moment-là, que l'on ne peut plus aller plus loin et qu'à chaque fois que les charges augmentent, ce sont des milliers d'emplois qui tombent. C'est toujours le même problème, il faut libérer l'entreprise. 

Pierre Moscovici a annoncé la suppression de la taxation de l'EBE au profit d'une surtaxe, à 10,7%, sur l'Impôt sur les Sociétés. Comment fut accueillie la nouvelle hier soir ?

Avec la taxe sur l'EBE, nous étions dans une stratégie totalement différente de la fiscalité. J'avais réussi à obtenir que les PME ne soient pas taxées et ensuite le Medef, emmené par Pierre Gattaz, avait estimé que le "moins mal" c'était plutôt de prolonger la surtaxe Fillon sur l’IS qui va donc passer de 5% à 10,7%. C'est toujours mieux que de freiner l'investissement. On voit donc que le gouvernement écoute, à force de discuter et d'avoir des négociations. C'est comme ça que l’on y arrive et pas autrement. Et dans cette logique, le gouvernement aura tout intérêt à choisir les solutions les moins difficiles pour les entreprises.

Propos recueillis par Julien Gagliardi

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