Jean-Claude Bourrelier : Je suis content d’un certain côté car il est évident que mes concurrents ont ouverts leurs magasins sans autorisation et n’ont pas respecté la loi. La justice rétablit la vérité et c’est bien. En revanche, là où je suis un peu déçu, c’est que l’on considère que moi, qui respecte la loi et qui suis victime de cette concurrence déloyale, je ne peux prétendre à aucune indemnité. Cela veut dire que celui qui est déloyal est avantagé par rapport à celui qui respecte la loi, et cela, je ne peux pas m’en réjouir. Je ne sais pas encore si nous ferons appel du jugement, c’est une décision qui se prendra avec notre avocat. J’estime simplement que quand on est commerçant, on a autre chose à faire que de rentrer dans ce genre de conflit. Il est clair que pour moi la situation est inacceptable. Un syndicat s’en prend à une entreprise familiale alors qu’un duopole qui représente 71% du marché ne se fait pas inquiéter. On marche sur la tête !