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Il existe une majorité incontestable qui "aime sa boîte". Comment oser le dire sans apparaître comme un nanti, comme quelqu'un d’une "autre planète" ?
Il existe une majorité incontestable qui "aime sa boîte". Comment oser le dire sans apparaître comme un nanti, comme quelqu'un d’une "autre planète" ?
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Il faut le dire !

"J'aime ma boîte" : la journée de cette majorité silencieuse de salariés qui ne sont pas en conflit avec leur entreprise

Le jeudi 13 octobre est dédicacé à l'entreprise et à l'ensemble des individus, salariés comme employeurs, qui aiment la structure dans laquelle ils travaillent et évoluent au quotidien.

Sophie de Menthon

Sophie de Menthon

Sophie de Menthon est présidente du Mouvement ETHIC (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance) et chef d’entreprise (SDME)

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Il existe une majorité silencieuse qui finit par avoir un peu honte de ne pas être en guerre contre l’entreprise, de ne pas se sentir exploitée, de ne pas éprouver la fameuse souffrance au travail, de ne pas fustiger ceux qui ont gagné de l’argent et même hérité, qui estime même que le patron est plutôt globalement sympa…

Bref ! Une majorité incontestable qui "aime sa boîte". 

Comment oser le dire sans apparaître comme un nanti, comme quelqu'un d’une "autre planète" ? Comment oser démentir ceux qui sont supposés nous "défendre" contre on ne sait plus très bien quoi. Nous défendre de travailler le soir ou le dimanche, nous accuser en même temps de ne pas avoir de travail ? Ceux qui nous défendent en comptant nos heures ; qui nous défendent en faisant grève – ce qui stresse tout le monde, mais c’est certainement du bon stress puisque c’est pour la bonne cause (la leur). Ceux qui méprisent les employeurs parce qu’ils ont des "employés" et qui les méprisent encore plus de ne pas en employer davantage. 

Ceux qui veulent, c’est gentil, que nous gagnions davantage mais dès que c’est le cas nous montrent du doigt pour nous prélever le surplus en impôt.

Nous sommes entourés de gens qui nous veulent du bien : de médias qui nous rappellent avec persévérance et générosité combien nous allons mal, combien nous souffrons… Faut-il être reconnaissant à nos chers élus qui dépensent notre argent pour nous offrir tout ce que nous ne pourrons jamais rembourser et que nous n’avons pas demandé ? Merci à ceux qui veulent nous faire partir plus tôt à la retraite mais en nous privant des revenus que nous attendions de la nôtre bien gagnée et méritée…

Alors, un jour dans l’année, assumons de souhaiter "bonne fête" à toutes les entreprises de France, à tous ceux qui y travaillent, privé et public sans distinction, patrons et salariés. Un acte de salubrité publique !

"Bonne fête !" à ces communautés d’hommes et de femmes qui se retrouvent tous les matins dans leur boîte le cœur léger. 

Ce jour-là, montrons à nos enfants que ce n’est pas tous les jours l’enfer et qu’il faut admirer ceux qui prennent le "risque" d’aller travailler, d’entreprendre, de contribuer à la richesse commune… Rappelons-leur que le chômage n’est pas une fatalité et le travail pas forcément un esclavage. Disons-leur que l’on changera plusieurs fois d’entreprise dans sa vie et que ce n’est pas systématiquement un drame, et que l’on peut apprécier et aimer des "boulots" successifs.

Fêtons nos entreprises comme nous fêtons les amoureux, les grands-mères, les mères, les pères, le muguet, les victoires, la nouvelle année… le jeudi 13 octobre 2016, dites-le que vous aimez votre boîte !

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