Hier, le 21 décembre, Jupiter s’est blotti contre Saturne. Pauvre Macron… | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Emmanuel Macron président de la république jupiter saturne
Emmanuel Macron président de la république jupiter saturne
©JOHN THYS / POOL / AFP

Les astres sont cruels

Hier, le 21 décembre, Jupiter s’est blotti contre Saturne. Pauvre Macron…

Nous redoutions d’avoir à lui dire adieu. Mais miraculeusement il a survécu.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

Voir la bio »

C’est un phénomène comme il en arrive très rarement dans l’Histoire. La dernière fois c’était sous Louis XIII. Ce 21 décembre, mû par une étrange pulsion quasiment suicidaire, Jupiter s’est collé à Saturne au point de se confondre avec lui. On ne sort presque jamais vivant d’une telle étreinte.

Car Saturne est un monstre. Ses anneaux font de lui une pieuvre qui broie tous les malheureux qui s’y aventurent. En plus, selon la mythologie grecque, Saturne dévore ses propres enfants car il craint qu’ils ne le détrônent.

Qu’est-ce qui a donc pris à Jupiter de venir se perdre dans les anneaux de Saturne ? On ne voit qu’une seule hypothèse : le goût du risque. Car Jupiter, en dépit de son aspect frêle, est fort et courageux. Il a su triompher d’une multitude de Gilets Jaunes. Il a résisté aux manifestations incendiaires des syndicats. Et il a fièrement tenu tête à l’abominable Donald Trump.

Et comme dans les westerns il voulait, dans un effort prométhéen, défier un adversaire à sa taille. Vaincre Saturne aurait fait de lui le maître du Far West et de l’univers. Ses sujets éblouis se seraient prosternés devant lui. Et Junon – communément appelée Brigitte – se serait pâmée avec un « Juju tu es le meilleur ».

Rien de tel ne s’est pourtant produit. Jupiter, toute honte bue, a renoncé à se confronter à Saturne. Ce pleutre est resté frileusement confiné à La Lanterne. Là, il s’est tapé sandwich sur sandwich devant son écran. Normal : sa dernière bouffe entre copains avait fait très mauvais effet.

Sur son écran, il y avait un satellite de sa galaxie nommé Jean Castex. Ce dernier l’a interpellé : « regarde vers le ciel, tu verras comme tu es beau et courageux ». Jupiter a marmonné : «  mais qu’est-ce qu’il est con celui-là ». Et il s’est promis de le virer à la première occasion. 

A lire aussi : Ce soir, à partir de 18 h : les planètes Saturne et Jupiter n'auront jamais été aussi proches depuis plusieurs centaines d'années

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !