Geoffroy Roux de Bézieux était l’invité de BFM Business ce matin. Le président de Virgin Mobile s’exprimait sur le rachat de son entreprise par Numericable pour 325 millions d’euros. Il explique cette mise en vente : "On est sur une technologie de coûts fixes, et donc les prix baissent très vite". Pour lui, "la taille compte" et Virgin ne pouvait plus "réinvestir massivement". Et d’évoquer les alternatives au rachat : "Il aurait fallu qu’on rachète d’autres MVNO [opérateurs virtuels], peut-être que la France ait une autre politique industrielle." Le rachat, "meilleure façon de pérenniser l’entreprise et ses emplois" est un "retour de balancier de la vieille loi du capitalisme" : "quand il y a trop de concurrence et que les marges se contractent, il y a concentration" estime-t-il. Pour lui, pas de risque de remontée des prix d’offres de téléphonie : "les consommateurs n’achètent plus comme avant. Sur internet on achète, très facilement. Ils savent porter leur numéro ou changer leur carte Sim. On a un smart-consommateur pour les smartphones." Virgin Mobile investissant "entre 20 et 30 millions d’euros par an pour un chiffre d’affaires de 500 millions", l’entreprise est prise dans une "course technologique et contre les géants du web". Contre ces derniers, Geoffroy Roux de Bézieux relève que "cet accès qu’on offre pour pas très cher est utilisé de manière gratuite par des acteurs du web pour monétiser donc ce sont des débats de valeur de ce coté là."