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François Hollande étudie une note confidentielle sur la formation de son cabinet à l’Elysée
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Confidentiel

François Hollande étudie une note confidentielle sur la formation de son cabinet à l’Elysée

En ces heures où la plupart des observateurs s’interrogent sur la composition du futur gouvernement de François Hollande, quelques-uns parmi ses plus proches collaborateurs lui ont soumis, par écrit, un projet concernant le noyau dur de son futur cabinet. Nous avons eu connaissance du contenu de ce document et vous en révélons les principaux points.

Selon ce document transmis au chef de l’Etat, l’homme fort pourrait être Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), ami de trente ans de Hollande qu’il a connu à l’ENA. « Il serait pour lui une sorte de DRH », confie un proche du dossier. Paré de quel titre ? Secrétaire général de l’Elysée ou conseiller spécial. « De toutes façons, on attendrait de lui qu’il joue les missi dominici avec les grandes entreprises et les instances européennes, bref, un rôle de sherpa ultra compétent, en lequel Hollande a toute confiance ».

Autre pièce maîtresse de l’édifice, Me Dominique Villemot, cofondateur de l’association Répondre à gauche, un club créé en 2008 pour préparer la candidature de François Hollande. Cette belle plume qu’on a parfois surnommé le « Guaino de gauche » a fait partie de la même promotion Voltaire à l’ENA, il y a trente-deux ans, que les Jouyet, Sapin et autre Royal. Cité fréquemment comme potentiel Secrétaire général de l’Elysée, il pourrait être secondé par un jeune normalien, Cyril Benoit, qui  possède à 37 ans une grosse expérience internationale. Familier du monde de la haute finance, ce fabiusien rallié à François Hollande lors des primaires a passé trois ans à Londres, de 2008 à 2011, dans une banque d’investissement américaine, afin de créer un fonds de private equity.

Le document approuvé par Stéphane le Foll et visé par Michel Sapin cite d’autres experts pouvant prétendre à un poste au sein de l’équipe, comme André Martinez, passé par le groupe Accor et la banque d’affaires Morgan Stanley. Cet homme d’affaires très proche de François Hollande est à l’origine de plusieurs rendez-vous entre celui qui n’était encore que le candidat socialiste et des grands patrons français.

François Hollande se laissera-t-il convaincre par cette architecture clairement orientée vers l’économie et la mondialisation ? « Le président ne révélera ce genre de décision qu’après son investiture » estime un proche du Chef de l’Etat.

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