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Nicolas Dupont-Aignan : "La "Calais-isation" de la France est imminente, l’accepter est irresponsable et dangereux. Cette dispersion risque de provoquer un gigantesque appel d’air."
Nicolas Dupont-Aignan : "La "Calais-isation" de la France est imminente, l’accepter est irresponsable et dangereux. Cette dispersion risque de provoquer un gigantesque appel d’air."
©Reuters

Tribune

Français, dites Non à la "Calais-isation" de la France

Dans cette tribune exclusive pour Atlantico, Nicolas Dupont-Aignan réagit vivement sur le démantèlement de la jungle de Calais qui débute ce lundi.

Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan préside Debout la France, parti politique se revendiquant du gaullisme et est l'auteur de France, lève-toi et marche aux éditions Fayard. 

 

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Une poudrière à deux heures de Paris et Londres. Une zone de non-droit absolu où prospèrent tous les trafics au mépris des lois de la République. Une ville, Calais, ravagée par l’inquiétude et des habitants abandonnés par l’Etat. Voici le résultat le plus visible de décennies de lâches renoncements et de politiques du chien crevé au fil de l’eau. Et que veut faire le gouvernement ? Diffuser le chaos qu’il a lui-même créé dans l’ensemble des régions françaises.

La "Calais-isation" de la France est imminente, l’accepter est irresponsable et dangereux. Cette dispersion risque de provoquer un gigantesque appel d’air. De manière ininterrompue, les clandestins se dirigent vers notre pays. Les Français n’acceptent plus cette arrivée massive qui constitue, désormais, une menace pour leur sécurité et un risque pour l’unité de notre pays. Nos élus locaux, nos communes, nos concitoyens n’ont pas à subir la faiblesse et la lâcheté de nos dirigeants. 

Les gouvernements successifs soumis à la pensée unique européenne ont effacé nos frontières nationales. N’importe quel individu entrant clandestinement dans l’espace Schengen, accède sans aucune difficulté à notre territoire. Nous devons rétablir les contrôles. Ceux qui prétendent créer un Schengen 2 n’ont rien compris. Ils ont accepté la fin de nos frontières et prétendent aujourd’hui combattre l’immigration illégale. Comment ces gens, qui ont sacrifié notre sécurité sur l’autel de la mondialisation, peuvent-ils pérorer devant les Français qui ont subi les conséquences désastreuses de leurs décisions catastrophiques ? Ce sont des pyromanes qui viendraient donner des leçons dans une caserne de sapeurs-pompiers.

Il y a, en politique, des choix fondamentaux qui déterminent un parcours. Je défends, depuis que je suis élu de la Nation, le maintien et le contrôle des frontières nationales. En 1998, j’ai refusé de voter la ratification du traité d’Amsterdam, ce traité néfaste qui institutionnalisait les accords de Schengen et remettait en cause nos frontières. J’en ai tiré les conséquences, en quittant mes fonctions à la direction du Rpr. En 2005, je m’étais également opposé à la Constitution européenne qui réaffirmait l’absence de frontières en Europe. En 2012, lors de l’élection présidentielle, j’insistais sur la nécessité pour la France de limiter et de réduire l’immigration. L’an dernier, je lançais avec Debout la France, un appel pour mettre fin aux accords de Schengen, soutenu par plusieurs dizaines de milliers de Français. La même année, je constatais à Leros, en Grèce, l’arrivée incontrôlée de clandestins.

Aujourd’hui, il est vital de rétablir les frontières nationales, de mettre fin au système Schengen et de recruter 10 000 policiers de l’air et des frontières pour bloquer l’arrivée des immigrés clandestins. Il s’agit d’un préalable essentiel si nous voulons définir une politique migratoire viable pour notre pays et acceptable par une grande majorité de Français. Je veux que nous retrouvions la maitrise de nos flux migratoires pour lutter contre l’entrée des clandestins sur notre sol, conséquence du laxisme des gouvernements successifs, depuis trente ans.

Ce laxisme d’Etat est d’abord le fait notre politique du droit d’asile. Ces sept dernières années, le nombre de demandeurs d’asile a doublé, et devrait atteindre 100 000 personnes en 2016. Parmi eux, une petite minorité se voit attribuer un droit d’asile mais des dizaines de milliers de déboutés ne sont pas expulsés et restent en France, dans l’illégalité totale. Nous devons les reconduire dans leur pays. L’asile est un droit, il ne peut être détourné pour rester illégalement en France. C’est pourquoi je veux limiter ce droit aux individus le demandant aux frontières de notre pays. En aucun cas après quelques semaines de clandestinité.

Ma conviction : un clandestin n’a pas vocation à être régularisé. C’est la raison pour laquelle nous devons limiter l’appel d’air induit par nos aides sociales, au premier rang desquelles, l’Ame qui doit être supprimée. L’Etat ne doit pas subventionner ceux qui ne respectent pas ses lois.  Plus généralement, la maîtrise de nos flux migratoires passe par un durcissement des règles en matière de regroupement familial : le délai minimal pour faire venir sa famille doit passer de dix-huit mois à cinq ans. Le rapprochement des conjoints de Français doit être conditionné par des critères de capacité d’accueil et d’assimilation des valeurs républicaines et de maîtrise de la langue.

Contrôle des frontières nationales, réforme du droit d’asile, lutte contre l’immigration clandestine, au-delà de ces décisions indispensables pour interrompre la venue de clandestins, la France doit travailler en bonne intelligence avec ses partenaires pour mettre un coup d’arrêt à l’émigration massive d’étrangers vers la France.

Je propose de créer une force inter-gouvernementale à l’échelle de l’Europe pour lutter par tous les moyens contre les filières esclavagistes de passeurs. Les migrants en difficulté seront secourus en mer et raccompagnés aussitôt sur leur point d'embarquement. Pour améliorer la situation à Calais, la France doit dénoncer les accords du Touquet et entamer des négociations avec l’Angleterre : les migrants doivent choisir entre faire une demande d’asile en France ou en Angleterre. Dans ce deuxième cas, ils seront conduits de l’autre côté de la Manche et les Britanniques prendront leur juste part au problème humanitaire.

Avec nos voisins de la Méditerranée et nos partenaires africains, nous pouvons définir une politique de développement et de coopération, qui, seule, permettra le maintien des populations dans leur pays. Je veux aider les pays du Sud à atteindre leur souveraineté alimentaire, par le biais d’une régulation plus équitable des échanges internationaux agricoles, je veux également soutenir les grands projets d’électrification de l’Afrique. Au Proche-Orient, avec nos partenaires et les Etats de la région, nous devons organiser une coopération capable de détruire l’Etat islamique qui délite les Etats de la région et fait fuir les hommes.

A l’étranger comme sur le territoire national, l’État doit être pleinement mobilisé pour protéger la France de l’immigration de masse. La France doit retrouver la maîtrise de son destin et de ses frontières. J’appelle tous les Français à refuser la "Calais-isation" de notre pays.

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