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FIAC 2015 : les dix musts dans et en dehors de la foire de l’art contemporain ce week-end à Paris
©Reuters

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FIAC 2015 : les dix musts dans et en dehors de la foire de l’art contemporain ce week-end à Paris

La Fiac et ses entours est l’événement artistique de l’année ! Malheureusement vous ne pouvez pas être sur tous les fronts et vous ne savez par quel bout prendre ce week-end qui s’annonce hyper chargé. Entre les foires off, les programmes hors les murs et les vernissages de galeries, la tête vous en tourne et c’est bien normal !

François-Xavier  Trancart avec Artsper

François-Xavier Trancart avec Artsper

François-Xavier Trancart est le co-fondateur d'Artsper.com, site web spécialisée dans la vente et l'actualité de l'art contemporain .

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Pour vous orienter dans cette jungle de l’art contemporain, Artsper et Atlantico vous propose 10 choses à voir à et pendant la FIAC !

{1.  KAMMEL MENNOUR}

Daniel Buren
Installation "Au fur et à mesure" Daniel Buren Photo-souvenir, 2015
©DB/ADAGP courtesy the artist and kamel mennour, paris

Le stand de Kammel Mennour est un incontournable de la FIAC 2015. Après avoir fait fureur à FRIEZE LONDON, et annoncé l’ouverture d’une troisième galerie, Kammel Mennour présente 26 artistes au Grand Palais en combinant habilement des jeunes artistes tels que Lee Ufan et des grands noms comme Anish Kapoor. Si vous ne regardez que 10 stands attentivement, ne loupez pas celui-ci !

{2. DAN GRAHAM SUR LA PLACE VENDOME}

Pour la quatrième année consécutive, la FIAC propose un programme d’oeuvres monumentales sur la Place Vendôme, incarnation de l’excellence des savoir-faire au service de l’art. En collaboration avec la galerie Marian Goodman, deux pavillons de l’artiste américain Dan Graham sont présentés sur la Place Vendôme. Il s’agit d’oeuvres hybrides croisant architecture, design et sculpture, ces structures de métal et de verre sont intégrées à l’espace public environnant modifiant la perception des passants.

{3. WU TSANG ET SWAROVSKI}

Swarovski Series – Wu Tsang 2015

Cette année, Swarovski dévoile une oeuvre impressionnante en cristal du vidéaste américain Wu Tsang basé à Los Angeles. Intitulée Pay no attention to the man behind the curtain est une installation visible exposée au Balcon d’Honneur du Grand Palais. L’œuvre fait partie d’une série qui explore le potentiel acoustique du cristal. Elle consiste en une centaine de facettes de cristal perlé formant un ensemble de presque une tonne.

{4. DENNIS HOPPER A THADDAEUS ROPAC}

Jane Fonda and Rogar Vadim (close up)

En plus de son stand sur la Fiac, la galerie Thaddaeus Ropac présente, du 21 octobre au 7 février, une exposition sur Dennis Hopper intitulée “Icons of the Sixties” avec des photographies, objets personnels, sculptures et installations vidéo du célèbre acteur, producteur, photographe et peintre Dennis Hopper. Le cœur de l’exposition est constitué de 30 édition vintage de célébrités –telles Jasper Johns, Andy Warhol, Paul Newman ou encore Jane Fonda- signées à la main par l’artiste.

{5. VIVIEN ROUBAUD AUX TUILERIES}

Dans le cadre de la Fiac Hors les Murs, Vivien Roubaud et la Galerie In Situ-Fabien Leclerc présentent Gonflable, contrepoids, transmission scooter électrique, lustres à pampilles, collecteur tournant, chaîne de moto, vingt-quatre volts.  L’artiste extrait des qualités inutilisées ou des propriétés cachées des «objets qui nous font vivre». L’artiste s’empare de lustres à pampilles, pour les soumettre à une force centrifuge créant des moments sonores et visuels particuliers. Une fois mis en révolution, la coïncidence de la symétrie des branches, de la répétition et de la répartition des pampilles, transforment l’objet. Celui-ci en rotation est emprisonné dans une sphère de jeu transparente. Le lustre flotte à l’intérieur de la sphère, et le son cristallin des pampilles qui s’entrechoquent par le mouvement centrifuge, s’y répercute.

{6. MARION LAVAL-JEANTET ET BENOIT MANGIN A VARIATION}

Marion Laval-Jeantet May the horse Live in me

L’œuvre May the horse Live in me est une performance réalisée le 20 février 2012 à la galerie Kapelica à Ljubljana en Slovénie. Durant la première phase Marion Laval-Jeantet est allongée sur une table ; elle se fait injecter du sang de cheval par son partenaire Benoit Mangin. Après injection l’artiste se lève et chausse des prothèses afin que son regard croise celui du cheval pour entrer complètement en fusion avec lui. Elle fait plusieurs tours de la salle avec le cheval qui est en confiance. S’allongeant de nouveau, Benoit Mangin lui prélève du sang 20 min après le début de l’expérience au moment où les marqueurs antigène témoignent le plus de la présence d’un corps étranger équin. A la fin de la performance Marion revêt la blouse du scientifique et observe le sang qui est en train d’être lyophilisé par Benoit Mangin. Il est ensuite transféré dans 8 boites métalliques. La magie se mêle alors au scientifique car le sang contenu dans ces boites se trouve être en toute logique du sang de centaure. Après l’expérience Marion Laval-Jeantet témoigne d’effets inattendus, de troubles du sommeil, d’une impression de force physique et d’une fragilité psychologique qui cohabitent et nous rappelle cette altérité propre au cheval. Cette expérience crée un nouveau rapport entre l’homme et l’animal, un rapport qui se rapproche des traditions chamanique.

{7. JARDINS DE L’HÔTEL BETHUNE-SULLY}

Dans le cadre de YIA Hors les Murs, l’Hôtel Bethune-Sully accueille jusqu’au 28 octobre les œuvres de Tatiana Wolska et Boris Lafargue dans son jardin.

Tatiana Wolska propose une série d’agglomérats réalisés à partir de l’assemblage de bouteilles d’eau de Perrier ou de Badoit en plastique minérale découpées, thermo-soudées et percées de trous, évoquant de légers nimbus ou des congères immaculées.

Quant à Boris Lafargue, ses œuvres interrogent l’actualité tout en entretenant un lien fort avec des références du passé et notamment de l’Antiquité, à la frontière de la sculpture monumentale et de la micro architecture teinté d’utopisme : monument, stèle funéraire, escalier en marbre etc.

{8. CHAMBRE A PART}

 « Chambres à part » est une exposition privée organisée par Laurence Dreyfus à l’occasion d’un brunch dans un hôtel particulier du 10ème arrondissement et produit chaque année à l’occasion de la FIAC. Il s’agit d’un événement qui présente les découvertes les plus remarquables glanées aux quatre coins du monde par sa fondatrice Laurence Dreyfus, conseillère artistique. *

{9. MAURICE BENAYOUN A VARIATION}

Maurive Benayoun Dildomatic Opera

©Variation

Dildomatic Opera est une œuvre de Maurive Benayoun présentée à la foire d’art contemporain Variation. Il s’agit d’une performance musicale faisant mettant en scène un godemichet. L’artiste détourne cet objet en utilisant le circuit bending, pratique qui consiste à court-circuiter volontairement des instruments de musiques électronique de faible tension électrique afin de créer de nouveaux générateurs de sons. L’art étant selon l’artiste une forme d’onanisme narcissique et désespéré il place le corps au centre de la manipulation. Ainsi une femme ou un homme nu essaye, avec l’enthousiasme que donne le plaisir extrême teinté de désespoir, de tirer le maximum d’un godemichet modifié. De l’objet, jaillissent des câbles qui suggèrent que la vibration qu’il produit est immédiatement traduite en hauteur et intensité du son qui accompagne les gestes et la progression du sujet. La voix qui ressort de l’objet oscille entre la tessiture d’une cantatrice proche de l’extase et un ténor touchant au but. Les deux voies se mêlent aux sonorités instrumentales, puissantes et déroutantes du godemichet en action.

{10. LI WEI A ASIA NOW}

Comptant parmi les lieux les plus importants de Paris en matière d’art contemporain chinois, la A2Z Gallery propose une performance de l’artiste chinois montant Li Wei dans le cadre de la foire ASIA NOW.

En Chine, les enfants se voient souvent offre des poussins comme jouet pour développer le sentiment de compassion. Bien souvent les poussins meurent rapidement, et sont ainsi sacrifiés aux besoins de l’homme. L’enfant est alors triste de perdre son jouet, mais se soucie peu au fond de la mort d’un être vivant. C’est l’impact sur sa propre qui importe le plus. Tous les “jeux” entre les êtres vivants de notre société fonctionnent sur ce principe. Tout semble sorti du même moule, que ce soit les jeux politiques entre les pays, les jeux de pouvoir, ou encore les différentes relations entre êtres humains : la famille, l’amitié, l’amour et la sexualité.

Et si vous n'avez pas l'occasion de vous rendre sur Paris, découvrez toutes les oeuvres sur Artsper.com.

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