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Taha Bouhafs pose lors d'une séance photo à Paris, le 21 février 2020.
Taha Bouhafs pose lors d'une séance photo à Paris, le 21 février 2020.
©JOEL SAGET / AFP

Adieu ou au revoir ?

Et Taha Bouhafs fut contraint de jeter l’éponge : vous avez de la peine pour lui ?

La ville de Vénissieux va être orpheline

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Il avait été investi comme candidat LFI pour les législatives. Il était, selon l’expression consacrée, défavorablement connu des services de police et de la justice. 

Taha Bouhafs avait en effet été condamné pour avoir traité Linda Kebbab du syndicat Alliance « d’arabe de service ». Pour que son pedigree soit complet, souvenons-nous également de quelques-uns de ses tweets antisionistes au parfum clairement antisémite. 

C’est lui pourtant que Mélenchon avait choisi pour porter ses couleurs à Vénissieux. Dans cette localité de la banlieue lyonnaise, le communautarisme règne en maître. Et les électeurs putatifs de Taha Bouhafs lui ressemblent. Comme lui leur ressemble. 

C’est Alexis Corbière qui a annoncé la triste nouvelle déplorant de voir partir un jeune « issu des quartiers défavorisés ». « J’ai de la peine » a-t-il dit. Affirmant que c’est Taha Bouhafs qui avait pris seul cette décision. 

Un mensonge éhonté. Fabien Roussel, allié de circonstance de LFI a, dans un sursaut de lucidité, fait savoir à Mélenchon : « C’est Taha Bouhafs ou moi ». Le patron des Insoumis a obtempéré car il a plus besoin de Fabien Roussel que de Taha Bouhafs. 

Il ne reste à Mélenchon qu’à trouver un autre candidat pour Vénissieux. Il faudra que, comme Taha Bouhafs, il soit « issu des quartiers défavorisés ». Il faudra aussi qu’il ne soit ni raciste, ni antisémite. Ce qui réduit de facto le nombre de candidats possible...

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