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En 2016, 1 Français sur 1.000 dénoncé à Bercy par son banquier
©Reuters

Fraudes

En 2016, 1 Français sur 1.000 dénoncé à Bercy par son banquier

Tracfin vient de publier son rapport d'activité 2016. Les banques ont dénoncé près de 47.000 de leurs clients aux autorités de Bercy pour différents motifs, dont la fraude fiscale.

Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www.lecourrierdesstrateges.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

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Le rapport d'activité de Tracfin pour 2016 est sans appel: les "signalements" à la cellule de Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits FINanciers clandestins (TRACFIN) ont augmenté de 44% en un an, passant de 42.000 à 62.000. Sur cet ensemble, 58.500 dénonciations proviennent des professions financières.

 

C'est le banquier qui a le plus dénoncé en 2016

Alors que les compagnies d'assurance, moins exposées à la lutte contre le blanchiment, ont procédé à 3.200 dénonciations, l'essentiel de cette activité provient des banques: près de 47.000 signalement en proviennent, sans compter les 4.500 signalements provenant d'établissements de paiement. 

 

En outre, les changeurs manuels ont pris leur part avec 1.700 dénonciations. On a même compté 6 dénonciations provenant d'intermédiaires en financement participatif. 

 

Des dénonciations largement tournées vers la fraude fiscale

Le rôle de la cellule Tracfin était initialement dédié la lutte contre le blanchiment, c'est-à-dire a démantèlement des mafias. Progressivement, il s'est mué en une annexe de la direction des finances publiques dédiée à la lutte contre la fraude fiscale.

 

Ainsi, l'essentiel des dossiers transmis à la justice à l'issue des enquêtes réalisées par la cellule porte sur des infractions bien connues qui n'ont rien à voir avec des fonctionnements mafieux: fraude fiscale (principal cas de déféré devant la justice), abus de biens sociaux, travail dissimulé.

 

Une fois de plus, donc, les motifs grandiloquents invoqués pour justifier la traque de tous les citoyens apparaissent comme des motifs accessoires pour justifier une mise sous contrôle généralisée des clients des banques. 

 
 

 

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