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Affaire DSK

Viol et confusion dans les esprits masculins

Dans une tribune intitulée "De la virilité de nos présidents et présidentiables..." et publiée lundi sur Atlantico, l'écrivain Benoît Rayski rappelait que Dominique Strauss-Kahn, comme Jacques Chirac, Valéry Giscard d'Estaing ou François Bayrou incarnaient l'appétit des hommes politiques français pour les femmes. Laurence Lasserre, communicante et blogueuse, a tenu à lui répondre.

Laurence Lasserre

Laurence Lasserre

Laurence Lasserre est spécialiste de la communication publique et des medias.

 
 
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Voici qu'en Une d'Atlantico on met dans le même sac et sur la même photo des hommes politiques qui seraient tous de grands amateurs de femmes. Un peu de sérieux !

Aimer les femmes passe par un postulat de base essentiel et non négociable : le respect. Ainsi, à la lecture de l'article de Benoît Rayski et des commentaires graveleux qui ont suivi, mon sang n'a fait qu'un tour.

Baiser, paillarder, s'envoyer en l'air est une activité partagée par nombre de nos concitoyens. Il se trouve que les hommes politiques attirent les filles comme la porte de votre frigo attire les magnets. C'est aussi vrai des footballeurs et des stars de rock, ce qui peut être énervant pour le quidam de base, qui pond alors sur le sujet des articles ou même des bouquins entiers. Mais, Messieurs, si vous aimez la gaudriole, et que vous avez soif de gloire, au lieu de râler, mettez-vous à la politique, mettez-vous au sport, passez à la télé ! 

Les Français adorent la politique, le cul et le sport. Rien de grave à ce que leurs dirigeants leur ressemblent sur ce point. Une chose est d'attirer et de multiplier les conquêtes. Mais oser mettre sur le même plan les hommages librement rendus à des femmes à la cuisse et à l'esprit légers, et la violence faite à une femme qui serait forcée, rabaissée, humiliée et contrainte, c'est une pure malformation de l'esprit, qui dénote une très grande confusion dans certains cerveaux masculins.

Idem, le fait de rassembler, par association d'idées, tout ce petit monde sur la même photo, n'est ce pas aussi nier la gravité, s'ils sont avérés, des actes commis contre cette femme de chambre? N'est ce pas banaliser le caractère insupportable de toute agression sexuelle ?

Donc, Monsieur Rayski, les choses que vous écrivez n'ont entre elles aucun rapport, si je puis m'exprimer ainsi. Pratiquer la galipette, y compris en 10 minutes douche comprise sous l'œil lubrique d'un chauffeur indiscret, et si la dame y trouve son compte, c'est une liberté. Publier des romans de gare et y décrire ses émois amoureux, ou même confier dans une interview que l'on est un homme viril, ce n'est pas grave, c'est même amusant.

Mais violer une femme, c'est un crime.

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