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EDITORIAL

Pendant la crise les affaires continuent

Même si les prévisions les plus récentes indiquent un ralentissement de rythme dans les mois à venir, la croissance est toujours à l’ordre du jour.

Michel Garibal

Michel Garibal

Michel Garibal , journaliste, a fait une grande partie de sa carrière à la radio, sur France Inter, et dans la presse écrite, aux Échos et au Figaro Magazine.

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Le lancinant feuilleton de la dette grecque projette une image dépressive sur la conjoncture économique mondiale. L’Allemagne se donne des allures de père fouettard pour montrer sa détermination à faire respecter l’accord de Bruxelles sans ménagement pour les pays les plus endettés de l’Europe.

On voit ainsi les places financières tanguer au rythme des déclarations des hommes politiques qui soufflent le froid et le chaud. La pression des marchés ne se relâche pas, guettant le moindre faux pas des dirigeants ou des sociétés tandis que les agences de notation, exacerbées par la cabale montée contre elles continuent de délivrer leurs oukases sans se préoccuper des dégâts collatéraux. Les économistes n’échappent pas à la règle générale en vertu de laquelle on se repaît plus volontiers des mauvaises nouvelles que des bonnes car les prophéties pessimistes retiennent davantage l’attention de l’opinion.

La croissance toujours à l’ordre du jour

Allons à contre courant, en évoquant quelques faits. En premier lieu, rappelons que, même si les prévisions les  plus récentes indiquent un ralentissement de rythme dans les mois à venir, la croissance est toujours à l’ordre du jour. Elle explique la véritable déferlante de créations d’usines à travers la planète enregistrée depuis un an : selon la Cnuced, quatre mille projets  pour une valeur de270 milliards de dollars ont été annoncées au premier trimestre et le mouvement s’est poursuivi depuis.

En juillet, le nombre d’introductions en Bourse sur le marché de New York a été le plus élevé depuis dix ans, traduisant la confiance des Américains dans leur système financier.

Paradoxe, la société Auchan, qui n’a jamais voulu s’introduire à la Bourse à Paris, vient de coter une filiale en Chine, avec un très gros succès. Au demeurant, les levées de fonds des sociétés dans le  monde ont presque retrouvé au premier semestre leur niveau d’avant la crise selon une enquête réalisée pour « les Echos ». Conséquence logique : les fusions acquisitions ont atteint des niveaux records, pour le plus grand profit des avocats d’affaires, témoignant de la vigueur de la  reprise économique après la dépression des années 2008-2009, avec une multiplication des restructurations, changements de périmètres et modernisation des entreprises.

La morosité du marché des actions offre un contraste surprenant avec ces témoignages du dynamisme des entrepreneurs : pour l’instant elle est mise à profit par les plus intrépides pour acquérir à bon compte des sociétés susceptibles de leur faire accomplir un bond en avant. La France participe à ce mouvement, de façon plus modeste que d’autres pays, en particulier l’Allemagne certes. Mais nos compatriotes préfèrent toujours continuer d’investir dans la pierre, refuge par excellence. La demande de crédits ne faiblit pas : elle s’est accrue de près de 18% au premier semestre, comme si la hausse des taux d’intérêt n’avait aucun effet, ce qui a au moins pour avantage de soutenir le marché de la construction avec une progression de 13% au deuxième trimestre des mises en chantier.

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