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Conférence sociale : on ne créera vraiment des emplois qu'en réduisant la fiscalité sur les PME
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Le poids des charges

Conférence sociale : on ne créera vraiment des emplois qu'en réduisant la fiscalité sur les PME

La Conférence sociale se tiendra ce lundi et mardi. Le gouvernement et les partenaires sociaux dresseront la feuille de route et le calendrier des chantiers à ouvrir dans le domaine de l'emploi notamment. Pour les TPE et PME, l'enjeu réside principalement dans la baisse des taxes et prélèvements qui restent toujours les plus élevés d'Europe.

Michel Rousseau

Michel Rousseau

Michel Rousseau est le Président de la Fondation Concorde, think-tank qui, depuis plus de 10 ans, cherche à enrichir le débat public avec ses propositions.

 

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Pour ceux qui voudraient donner un élan nouveau au monde de la TPE/PME, le chemin est facile à trouver. Il est si fréquent d’entendre les plaintes de ces petits entrepreneurs qu’il suffit de les écouter pour progresser dans l’amélioration de leur environnement.

Commençons par la création d’entreprise, sans laquelle rien n’existerait et sans laquelle aucun avenir n’est possible. Comment ne pas remédier au fait qu’un jeune entrepreneur doive payer des charges avant même d’avoir réalisé ses premières affaires et donc ses premiers bénéfices ? Il y a beaucoup d’hypocrisie de la part des pouvoirs publics à prétendre favoriser les TPE/PME sans aborder et résoudre cette question fondamentale !

Nous ne croirons à une véritable volonté de soutenir les TPE/PME que lorsque cette question de l’incohérence de l’application des charges sera résolue, ce qu’aucun gouvernement jusqu’alors n’a osé aborder !

Comment d’ailleurs s’étonner aujourd’hui du retard incroyable d’emplois marchands dans notre pays - plusieurs millions - si on le compare à nos principaux concurrents ? Conséquence de l’incapacité pour nos entreprises à se développer, ce déficit d’emplois manque cruellement au financement de notre modèle social.

Ce financement absorbe des contributions gigantesques. Le niveau de taxes et prélèvements sur les entreprises est le plus élevé d’Europe : 18% du PIB, alors qu’en Allemagne il est de 15% du PIB et de 5% du PIB au Danemark. Comment ne pas trouver ces prélèvements excessifs et prétendre favoriser les petites entreprises alors que ces taxes et prélèvements viennent d’augmenter ? Comment parler d’investissement, d’innovation ou d’embauche alors que les taux de marges des entreprises françaises atteignent un niveau historiquement bas ?

La conférence sociale nous apparaît ainsi comme un exercice impossible, tant les intérêts des uns et des autres sont contradictoires. La stratégie envisagée pour réduire notre déficit public semble se réduire à l’augmentation des recettes et à une taxation supplémentaire de nos entreprises, pourtant seules créatrices de richesse et d’emplois, rappelons-le !

Comment embaucher facilement lorsque la ponction sur les affaires et les bénéfices est si lourde ? Comment, par ailleurs, embaucher facilement dans les conditions actuelles alors que les difficultés sont si nombreuses quand il s’agit de licencier ? Comme toujours, notre pays vit dans les contradictions.

Depuis plusieurs mois, la Fondation Concorde propose un choc de compétitivité en faveur du secteur productif, soit 50% de diminution des charges sociales sur le secteur soumis à la concurrence internationale, grâce à la réallocation de mesures qui nous semblent inefficace en matière de création d’emploi.

Pour libérer l’emploi, il est indispensable de réduire les taxes et prélèvements qui pèsent sur nos TPE/PME.

Pour libérer l’emploi, la question de la rigidité du droit du travail doit être évoquée, et l’idée du contrat de travail unique mise au cœur des débats. Pour libérer l’emploi, le préalable indispensable est la réduction de notre dépense publique.

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