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Le troisième lundi du mois de janvier serait, selon le psychologue britannique Cliff Arnall, le jour le plus déprimant de l'année.
Le troisième lundi du mois de janvier serait, selon le psychologue britannique Cliff Arnall, le jour le plus déprimant de l'année.
©Reuters

Sus à l'ennui !

Ce lundi, jour le plus déprimant de l'année : quelques idées pour ne pas faire une chute de tension

Le troisième lundi du mois de janvier serait, selon le psychologue britannique Cliff Arnall, le jour le plus déprimant de l'année. Pour ne pas céder à la morosité générale, préparez-vous !

Catherine Berliet

Catherine Berliet

Catherine Berliet intervient depuis 15 ans en conseil, formation, coaching de cadres et dirigeants pour le compte de grandes entreprises françaises. Diplômée en communication, elle est également thérapeute, praticien en Rêve Eveillé libre. Elle est co-auteur de : Et si je choisissais d’être heureux  ! : Le bonheur mode d’emploi  paru en juillet 2014 aux Editions Eyrolles, Manager au quotidien et Les outils de développement personnel du manager aux Editions Eyrolles. Elle est auteur de Et si je prenais mon temps aux Editions Eyrolles et co-auteur de "Et si je choisissais d'être heureux" avec Capucine Berliet toujours aux éditions Eyrolles

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Aujourd’hui lundi, « c’est pas ravioli », mais c’est le Blue Monday, ou Lundi Blues, qui parait-il, est le jour le plus « abomifreux » (comprenez abominable + affreux) de l’année, le plus  triste aussi. Cette  palme de la morosité absolue a été décernée au troisième lundi du mois de janvier par le Dr Cliff Arnall psychologue britannique alors qu’il conduisait une recherche pour l’agence de voyages Sky Travel en 2005.

Dès lors, une formule est née :     (W+D – d)Tq / MNa

Une formule mathématique ? Pas tout à fait… Plutôt une  mise en équation  du jour le plus déprimant de l’année, à traduire en français dans le texte par :

W pour Weather (météo), T pour time (temps écoulé depuis Noël), Q (temps écoulé depuis nos résolutions du nouvel an), M pour (manque de motivation), Na  pour (besoin d’agir).

Oui… A cette période du calendrier,  et après nous être embrassés sous le gui, nos comptes bancaires zoukent avec le rouge, cadeaux de Noël obligent, et nous pensons définitivement que le Père Noël est une ordure.

Oui… A cette période de l’année, le temps est maussade et sous l’effet des frimas hivernaux nous nous claquemurons dans nos antres pour mieux ruminer sur la vacuité de nos vies, tout en trouvant résolument que Monsieur Météo est un salaud.

Oui… A cette étape de l’hiver,  une fois les lampions et les guirlandes évanouies, nos bonnes résolutions passent à la trappe et filent avec l’eau du bain. Nous les avons procrastinées, voire même oubliées, et dans le meilleur des cas, reportées aux calendes grecques, tout en nous disant que les conjonctions astrales s’y opposent et que les Pythies sont borgnes et déprimées elles aussi.

Si vous faites abstraction de l’impulsion marketing de l’étude du Dr Cliff Arnall, ce lundi vous l’aborderez et le traverserez sans vous enliser dans la neurasthénie annoncée, et même si  vous n’êtes pas naturellement enclins à un enthousiasme débordant, vous vous tournerez vers l’horizon 2014, et chasserez vos idées noires même si l’an neuf vous apparait usé et éreinté.

N’en déplaise aux oiseaux de mauvaises augures, aux pourfendeurs d’optimisme, aux « Ça va comme un lundi », vous ne célèbrerez pas ce jour de tristesse en cédant aux sirènes du « blues » et de la « loose ».

Vous transformerez cette journée en vous soustrayant aux penchants du pessimisme. Aussi déciderez-vous de congédier vos habitudes programmées pour réenchanter ces instants et licencier la platitude supposée de ces nuances de gris sans perspectives.

Vous vous forgerez un moral empreint de force et de positivisme, vous trouverez un nouveau souffle et porterez un autre regard sur ce fameux lundi et sur votre vie aussi… Vous garderez en tête que l’optimisme ne se décrète pas, mais qu’il se façonne, se cisèle, s’élabore au fil du temps…

Puis vous le déclinerez sur tous les modes  à travers 5 temps forts :

  • S’accepter dans les arcanes de sa personnalité en étant conscient de ses qualités, de ses compétences et de ses habiletés. Entretenir  de bonnes relations avec toutes ses insuffisances, ses défaillances, ses absences, sans se sentir affaiblis, amoindris. Savoir dessiner les contours de sa personnalité avec  la richesse des ombres qui l’accompagnent, savoir se pardonner,  ne pas se vouloir à l’égal d’un Dieu, se reconnaître une singularité,  se donner un droit à l’erreur, s’aimer tout simplement comme on aimerait un enfant : d’un amour inconditionnel et bienveillant.

« Eteindre Radio Tu devrais » et  se donner un gage ou une amende chaque fois que nous portons une appréciation dévalorisante sur nous-mêmes, sur nos actes ou nos comportements.

  • Parler la langue du bonheur : S’interdire toute tournure de phrase négative sans manier la langue de bois. Ne plus dire : « C’est pas mauvais », « Tu n’es pas vilaine », « C’est pas mal ». Jeter aux oubliettes les mots défaitistes, tristes, comme « problème », « souci », « catastrophique ».

Diffuser une musique « allegretto »  et sélectionner sur sa « playlist » un vocabulaire coloré, imagé, souriant, dynamique, enjoué.  S’interdire de penser et de dire « ça va comme un lundi » même si  la journée s’annonce pourrie et d’une tristesse à mourir.

  • Se greffer les gènes de la gratitude : C’est prêter attention non plus à toutes les bonnes raisons qui nous font lever du pied gauche,  c’est plutôt se tourner avec un regard neuf sur tout ce qui nous est donné, sur ce que la vie et l’entourage nous offrent. C’est, à entendre les chercheurs et en particulier Rébecca Shankland, une façon de se focaliser sur les moments les plus joyeux, les plus heureux aussi  et surtout un moyen de colorier ces « bloody blues days » en rose. La gratitude si elle est l’expression d’une reconnaissance, représente également « la plus agréable des vertus et le plus vertueux des plaisirs » c’est ce que nous dit le Philosophe Comte-Sponville.

Ecrire sa chronique personnelle : Prenez votre plus belle plume et fendez-vous d’un billet hebdomadaire qui traduira la reconnaissance exprimée pour chaque évènement vécu et  ressenti comme aidant, positif, constructif, structurant ou emballants. «Remercier encore et encore et dire non à son côté désabusé, à l’évidence et au déterminisme. »

  • S’endoctriner avec la formule du bonheur : mise en équation par le chercheur Todd Kashdan de l’université George Mason en Virginie. (Mx16+Cx1+Lx2) +(TX5 +Nx2 + Bx33).

M pour « Moment » : vivre le moment présent

C pour « Curious » : être curieux ou apprendre quelque chose d’inconnu une fois par jour

L pour « Love » : faire quelque chose que l’on aime : une fois au travail et une fois à la maison faire une activité qui vous plait

T pour « Think » : penser d’abord aux autres : 5 fois par jour, faire des compliments et être à l’écoute de quelqu’un.

N pour « Nurture » : entretenir des relations : dédier deux moments dans la journée à une personne de son entourage

B pour « Body » : prendre soin de son corps, manger 3 choses saines dans la journée et pratiquer 30 minutes d’exercice par jour.

Suivre sans relâche le conseil  du Professeur Todd Kashdan : « Plus dur vous travaillerez cette équation, plus grandes seront les récompenses »

  • Se shooter au lux : Chercher désespérément  la lumière du jour, du soleil et s’exposer à tous les Lux (unité de mesure de l’éclairement lumineux).

Trouver la bonne lumière c’est se recharger pour se permettre de rayonner à son tour.

Vous voilà parés pour la nouvelle journée du Blues étant entendu qu’à ces « Chasse Spleen » vous pourrez vous risquer à une dégustation modérée du vin éponyme et si symbolique ou vous pourrez également vous précipiter sans retenue sur quelques fèves euphorisantes et psychostimulantes,  je veux parler du chocolat  et de ses vertus antidépressives naturelles…

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