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Mission accomplie ?

Bourdin – Plenel : c'est Macron qui a tout fait pour être leur tête de Turc !

Il savait quand même à quoi s'attendre le président de la République. C'était voulu ?

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Bourdin a été fidèle à lui-même : grossier et irrespectueux. Plenel n'a pas fait injure à sa réputation : agressif et hargneux. Rien à voir avec les joutes raffinées du Moyen Âge. Une bagarre où, comme au catch, tout est permis.

Emmanuel Macron les avait choisis. Certainement en connaissance de cause. Et de cette mêlée, il est sorti gagnant. A force de prendre des coups, il en est devenu sympathique. Un martyr est plus attachant que ses bourreaux. 

Roué de coups, Macron s'est bien tenu. Il a été pugnace, dit la presse. Bourdin et Plenel étaient les méchants. Il était le bon. Une distribution des rôles qui interroge. Il n'y a pas eu de KO. Plenel lui a servi la soupe, même si c'était une soupe à la grimace. Bourdin l'a fait gouter à un potage aux orties qui brulent. 

C'était gagnant-gagnant. Emmanuel Macron a ramassé des points à droite où l'on déteste Bourdin et Plenel. Il suffit pour s'en convaincre de regarder le sondage effectué auprès des lecteurs du Figaro. Bourdin et Plenel ont raflé la mise à gauche où Macron est exécré. 

Le chef de l'État a été poli avec ses adversaires. Ceux=ci ont été normaux dans la goujaterie. Pas une seule fois ils l'ont appelé "Monsieur le Président" comme le rappellent, scandalisés, des députés LREM. Macron s'est juste permis un "Je suis le président, vous êtes les interviewers".

Pas de quoi désarçonner les deux tueurs qui en voulaient. Ça s'est passé dans le cadre beau et élégant du Palais de Chaillot. Un endroit, transformé, pour les besoins de l'affaire, en bistro. Dans les bistros, quand on a un pu bu, on se fout sur la gueule. Après on boit un coup et on rigole.

 

 

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