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Loto présidentiel : Obama se remet en jeu (littéralement)
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Zone franche

Loto présidentiel : Obama se remet en jeu (littéralement)

Un repas intime avec Barack Obama à la Maison Blanche, ça coûte à peine 5 dollars et c’est ouvert à tous.

Hugues Serraf

Hugues Serraf

Hugues Serraf est journaliste et écrivain. Son dernier roman : Deuxième mi-temps, Intervalles, 2019

 

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Un diner avec Barack Obama, ça vous tente ? Si c’est le cas, que vous avez de la chance au jeu et cinq dollars en poche, je vous recommande de faire un tour sur le site « Dinner With Barack », dernière trouvaille des « fundraisers» du président US.

Une campagne électorale à l’américaine, on le sait, ça coûte des centaines de millions de dollars en spots télévisés, en fabrication de badges « Yes We Can ! » et en carburant pour autocars climatisés. Mais à ne tabler que sur la générosité désintéressée des électeurs, on finirait par devoir prélever des commissions occultes sur la construction de lycées en région parisienne !

Du coup, il faut faire tourner la machine à idées, innover constamment, repousser les limites… Et le concept du tirage au sort permettant à quatre généreux donateurs (on peut parier jusqu'à 5 000 dollars) de savourer un cheeseburger avec « l’homme le plus puissant du monde », c’est une vraie première.

Enfin, Obama l’avait déjà testé en 2008, mais c’était avant d’être élu : un président qui se met aux enchères, ça prouve sans doute qu’il est sûr de sa valeur mais ça manque un poil de dignité.

En tout cas, c'est ouvert à tous et il n'est même pas nécessaire d'être citoyen américain pour remporter la mise et le billet d’avion pour Washington qui va avec. De fait, on peut carrément se dispenser de faire chauffer l'American Express : une mention légale en petits caractères au bas du bulletin d’inscription indique en effet que, comme dans toutes les loteries commerciales de ce genre, on peut jouer sans contribuer…

Notez qu’on aurait mauvaise grâce à se moquer trop lourdement des initiatives de ce genre. Giscard, lui, préférait s'inviter à diner chez les Français et je ne crois pas qu'il leur ait jamais laissé cinq balles en partant.

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