Avec ses challenges, Coxibiz place les compétences au cœur du recrutement | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Economie
Avec ses challenges, Coxibiz place les compétences au cœur du recrutement
©Coxibiz

La Start-up du Jeudi

Avec ses challenges, Coxibiz place les compétences au cœur du recrutement

Coxibiz est une plateforme qui permet aux entreprises de recruter leurs futurs salariés via des challenges, sur leurs compétences et sans tenir compte de leur CV. Les personnes en recherche d’emploi peuvent s’inscrire gratuitement et tenter leur chance en ligne.

Avec Coxibiz, les dirigeants choisissent la facilité et la sécurité pour recruter. Comment ? Grâce à un algorithme mis au point par l'équipe de Coxibiz. Son logiciel génère automatiquement des challenges – exercices personnalisés pour les postes recherchés – qui permettent un recrutement basé uniquement sur les compétences, et pas le CV. Voilà pour la facilité.

L’idée de Coxibiz est née dans l’esprit d’Emilie Tortora, fondatrice, en août 2013, mais sa start-up a été immatriculée en juin dernier. Au cours de sa vie professionnelle, elle a fait plusieurs constats : "la diversité a du mal à exister et émerger en entreprises de façon concrète. Il y a un phénomène de blocage et de clonage, les dirigeants choisissent la facilité et la sécurité en recrutant leurs salariés dans les grandes écoles, le plus souvent celles qu’ils ont eux-mêmes fréquentées". Après cinq ans dans l’audit sur les ressources humaines puis en tant que responsable RSE en grande entreprise, elle profite d’un licenciement pour prendre un nouveau tournant dans sa vie professionnelle.

[LES AUTRES ARTICLES DE VOTRE BRIEFING ATLANTICO BUSINESS]

Pour éviter des injustices et les recrutements uniquement basés sur le CV, Emilie propose de "centrer l’approche sur le talent et pas le parcours. On prône la diversité en disant que les personnes doivent être mises en situation, en laissant leur cursus de côté". Et ce, en utilisant le challenge. Le site propose aux recruteurs d'utiliser un service SAAS et de créér facilement un challenge de recrutement. De leur côté, les personnes en recherche d’emploi peuvent participer gratuitement aux challenges pour lesquels ils sont compétents, sous forme de texte, en envoyant une pièce jointe et bientôt en vidéo. "Les compétences des candidats sont validées en ligne, ils partent tous sur un pied d’égalité".

Grâce à son logiciel, Coxibiz génère des challenges personnalisés. "L’entreprise sélectionne les compétences clés pour un poste donné et on génère automatiquement un challenge constitué à partir de notre base de données qui compte plus de 500 cas de simulations différents et qu’on continue à alimenter tous les jours".

L’objectif d’Emilie, c’est de faciliter le travail des recruteurs et de proposer son offre au maximum de secteurs possible. Pour y parvenir, elle teste plusieurs choses : "le business model n’est pas fini. On a commencé par travailler sur la facturation de challenge à l’unité et on passe maintenant à un modèle de type logiciel avec abonnement au mois". Sans pouvoir encore en donner un prix, le budget est assez conséquent pour les petites entreprises. Coxibiz s’adresse donc plus à des sociétés qui ont un volume de recrutement élevé.

Et depuis juin dernier, une dizaine de challenges ont déjà été réalisés en version test, alors que d’autres sont déjà en cours. "On travaille avec des groupes du CAC 40", lâche Emilie, sans en dire plus. Pour assurer l'accélération de son entreprise, son entreprise, l’équipe s’est complétée de 2 associés, Jean-Christophe Fossati, CTO en charge de la technologie et l’algorithme, et un Psychologue, en charge de la R&D des processus d’assessments. Coxibiz s’appui également sur un comité scientifique composé de docteurs en psychologie et sciences cognitives pour valider le processus d'évaluation. Un brevet est en train d’être déposé et l’outil qui génère les challenges est simplifié au maximum : "on l’a pensé pour qu’il soit pris en main par les recruteurs, mais par des opérationnels".

Si elle n’est pas encore rentable, Emilie table en prévisionnelle à 3 ans sur plus d'un million d’euros de chiffre d’affaires. Elle est en train de lancer un processus de levée de fonds qui s’ajouteront à ses 10.000 euros de capital de départ.

Même si les journées sont longues, la jeune entrepreneuse ne regrette rien : "je n’ai jamais autant apprit qu’en un an dans l’entreprenariat, c’est super passionnant et ça donne envie de viser haut, surtout lorsqu’on est porté par l’enthousiasme des gens".

L’objectif à long terme d’Emilie, c’est que le réflexe des entreprises soit de proposer un challenge au lieu de demander un CV. "J’ai observé depuis quelques années une tendance à aller vers le ludique dans l’évaluation des talents et l’immersion dans la marque employeur". En attendant, Emilie a recruté deux autres personnes depuis septembre…par le biais d’un challenge évidemment !

Pauline Leduc

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !