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Avec Selectionnist, lisez, flashez... et achetez !
©Selectionnist

La Start-Up du Jeudi

Avec Selectionnist, lisez, flashez... et achetez !

Depuis un mois et demi, l’application et le site Selectionnist vous permettent de retrouver les produits que vous avez aimé dans les magazines et de les acheter.

Selectionnist, "c’est un site et une application qui permettent à des millions de lecteurs de presse magazine de retrouver des produits qu’ils y ont vu". Le constat fait par ses fondatrices est simple : 60% des intentions d’achats proviennent des mobiles. Et s’ils s’adressent majoritairement aux lectrices de presse féminine, le site et l’application balaient cinq thèmes : mode, beauté, maison, culture et enfant.

Grâce à un logiciel de reconnaissance photo et une vingtaine de partenariats avec des éditeurs de presse, il suffit de prendre en photo la page du magazine dans l’application qui va ensuite reconnaître les produits et en proposer une liste identique. Le site fonctionne davantage comme un moteur de recherche géant et permet de rechercher un produit lorsque l’on n’a pas le magazine sous les yeux.

Les fondatrices de Selectionnist n’en sont pas à leur coup d’essai. Tatiana Jama et Lara Rouyres ont créé le site spécialisé dans la vente de services haut de gamme, Dealissime, avant de le revendre en 2011 à l’américain Living Social. Toutes les deux se sont rencontrées lors de leurs études de droit. "On s’entend bien et une association qui marche, c’est plutôt rare", explique Lara.

Elles travaillent sur ce projet depuis l’été 2013 et ont lancé officiellement Selectionnist en novembre. Le succès est immédiatement au rendez-vous puisque plus de 30.000 personnes ont téléchargé l’application en l’espace de 48 heures. "Je crois que ça marche parce qu’on répond à un vrai besoin. Les trois quart des gens qui lisent des magasines voient des produits qui leur plaisent mais ne savent pas où les acheter".

Lara explique avec humour l’envie qu’elle a eue de monter une nouvelle affaire, assez peu de temps après avoir revendu la première : "je ne sais pas faire grand-chose d’autre, ça me semblait assez naturel. J’ai un certain goût pour le challenge et j’aime faire des choses en rupture. Avec Tatiana, on aime résoudre des problèmes et apporter notre pierre à l’édifice".

Si leur expérience précédente est un avantage, elle présente certains inconvénients. "On gagne du temps aujourd’hui sur certaines choses parce qu’on a des réflexes et plus de contacts. On se pose moins de questions, mais la première fois est assez insouciante, on ose plus et on est plus spontané". Pour elle, il ne fait aucun doute que créer son entreprise aujourd’hui est beaucoup plus difficile qu’il y a quelques années : "les gens sont meilleurs, il y a plus de boites et la technologie coûte plus cher".

Tout est fait pour satisfaire au maximum les utilisateurs : "ce que l’on ne peut pas résoudre avec la technologie, on le fait à la main. On essai d’apporter 100% de satisfaction". Et chaque mois, 6 à 7000 nouveaux produits à traiter viennent s’ajouter à la base de données. Pour y faire face, Tatiana et Lara ont déjà recruté une dizaine de personnes.

Lara et Tatiana ont de nombreux projets pour améliorer leur application, de la personnalisation à la recommandation de produits : "le but, c’est d’évangéliser le truc. Il y a de plus en plus de QR code, les applis comme Shazam se développent, c’est un usage qui tend à devenir global". Selectionnist entend bien se placer sur ce créneau et, même si Lara n’en dit pas plus, pousser la technologie plus loin. "Aujourd’hui, notre valeur ajoutée, c’est de transformer du contenu existant en e-commerce, la lectrice en acheteuse. On se positionne sur la manière dont on peut améliorer l’intention d’achat".

Et qu’en est-il de l’accueille qu’a reçu Selectionnist auprès des groupes de presse ? "Tout dépend où ils en sont dans leur transformation digitale, mais on est globalement bien perçues". En attendant le développement à l’international, Selectionnist prévoit de rajouter une partie pour les hommes et la décoration dans ses thèmes traités.

Pauline Leduc

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