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Il ne faut pas croire que les compagnies Lowcost sont forcément les moins chères.
Il ne faut pas croire que les compagnies Lowcost sont forcément les moins chères.
©Reuters

Petits cachotiers

4 pièges développés par les compagnies aériennes pour vous faire payer plus (et comment les éviter)

Des prix sans cesse en baisse, des bonnes affaires en deux clics... du moins en apparence ! Les compagnies aériennes rivalisent d'ingéniosité pour trouver des astuces afin d'afficher le tarif le plus bas, pour ensuite mieux faire gonfler la note.

Arnaud de Blauwe

Arnaud de Blauwe

Arnaud de Blauwe est journaliste. Il est le rédacteur en chef adjoint du magazine Que choisir.

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Vous allez bientôt prendre l’avion pour vos vacances, voici ce qu’il faut savoir avant d’embarquer à bord.

Le prix de base ne fait pas tout

Une étude est sortie sur les revenus annexes des compagnies aériennes et nous nous sommes rendus compte que cela se comptait en milliards de dollars.

Auparavant pour les sièges dans les avions, il n'étati nul besoin de payer davantage. Aujourd’hui, chez certaines compagnies, le voyageur peut choisir son emplacement sous réserve de frais supplémentaires.

On a aussi inventé l’embarquement prioritaire moyennant un supplément de 8 à 10 euros. Cela ne coûte rien de plus à une compagnie comme EasyJet, car il lui suffit simplement de créer une double dans la salle d’embarquement.

De plus en plus, le consommateur est confronté à de nouveaux frais, des services nouveaux. Air France propose sur certains vols en classe économique la possibilité de réserver contre suplément le siège près d’une porte, permettant ainsi d’allonger les jambes.

Les compagnies recherchent les frais annexes, les frais à imposer au consommateur. C’est une véritable stratégie commerciale. Des prestations qui autrefois étaient gratuites sont devenues payantes.

Même dans les compagnies classiques, la collation à bord s’est réduite à sa plus simple expression. Certes, elle est encore gratuite mais sa qualité s’est détériorée, elle n'a plus rien à voir avec ce quis se faisait il y a quelques années.

Méfions-nous donc du prix de base, car les compagnies aériennes ont tout fait pour augmenter le prix de revient par passager, notamment au travers des frais de bagages, des sièges, de l’embarquement prioritaire, des collations payantes… Il faut se méfier du prix de base qui ne reflète pas forcément la facture finale.

Des règles du jeu douteuses qu’il faut connaître

Certaines règles sont bonnes à connaître car elles sont malheureusement incontournables.

Il ne faut pas croire que les compagnies Lowcost sont forcément les moins chères, car les compagnies classiques ont réagi et ont créé leurs propres filiales lowcost, ou bien des compagnies qui jouent sur le prix quitte à rogner sur le service. Par exemple, Air France possède sa compagnie à bas prix, qui est Transavia.

La stratégie n’est plus la même aujourd'hui, les compagnies lowcost ne sont plus seules contre le reste du monde, car leurs règles ont été copiées par les compagnies classiques. A contrario, les compagnies lowcost se sont mises à prendre exemple sur les compagnies classiques. Easyjet, par exemple, a développé une offre pour  la clientèle "affaire".

Le prix de base est un élément qui peut être intéressant mais vous pouvez payer plus cher dans certaines compagnies lowcost car le prix est renchéri par des options qui n'en sont pas vraiment, puisqu'elles sont imposées. Un voyageur, au-delà de 23 kilos de bagages, doit payer plus.

Sans compter qu’avec les compagnies lowcost, des frais de paiement s'appliquent aux cartes bancaires, sauf qu'il est impossible de payer autrement !

Autre exemple d'absurdité : si vous omettez  d'imprimer votre carte d'embarquement avant le départ, Ryanair vous fait payer 40 euros supplémentaires pour l'imprimer sur place. Vous parvenez ainisi à payer presque le double du prix d'origine.

L’incitation à consommer d’autres services

Les sites Internet des compagnies aériennes sont conçus pour vous orienter vers d’autres services comme la location de voitures, la prise en charge du booking de l’hôtel, etc.

De plus, les compagnies incitent les voyageurs à prendre des services complémentaires. Pendant longtemps, l’assurance annulation a été pré-cochée. Par mégarde, de nombreux voyageurs se sont fait facturer cette assurance sans l’avoir choisie car elle était déjà cochée. Dans le système Ryanair, le chemin était tumultueux avant de pouvoir décocher cette option. Il fallait se rendre dans le menu déroulant pour trouver au milieu d'un liste de pays la mention "je ne souhaite pas prendre l’assurance annulation".  Aujourd’hui, ce n’est plus d’actualité car la compagnie a été condamnée, mais il reste encore les multiples techniques de matraquage qui tout au long de votre commande vous incitent à souscrire à ladite assurance.

Un service après-vente fantôme

En cas d’annulation, de retard, en principe le voyageur reçoit une indemnisation qui lui est due selon le règlement européen 261-04, qui impose des indemnisations forfaitaires à verser au passager, sauf circonstance extraordinaire. De manière générale, les voyageurs reçoivent toujours une fin de non-recevoir de la part des compagnies, et il faut souvent insister pour obtenir une réponse. Les compagnies mettent généralement en avant le motif d’incident technique, qu’elles considèrent comme une situation extraordinaire, et les exonère de tout versement d'indemnisation. Or les compagnies ne donnent aucun élément de justification de cette situation aux voyageurs. L'indemnisation se fait au prix d'une très fort insistance de la part du voyageur.

La prise en compte des plaintes, et globalement le service-après-vente des compagnies, n’est pas efficient. De nombreuses personnes abandonnent les recours car le processus est trop lourd, et les réponses des compagnies aériennes sont longues. De plus, les réclamations ne se faisant que par courriel électronique, la procédure traîne.

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