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Le manifeste "Sortons la politique du Moyen-âge" dénonce les pratiques dégradantes visant les femmes politiques.
Le manifeste "Sortons la politique du Moyen-âge" dénonce les pratiques dégradantes visant les femmes politiques.
©Reuters

Parité ?

"Sortons la politique du Moyen-âge"... le sexisme, réel obstacle ou violence politique ordinaire pour les femmes de pouvoir d'aujourd'hui ?

Les deux candidates à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo, cosignent avec une cinquantaine d'élus du réseau "Femmes & Pouvoir" (http://www.femmesetpouvoir.fr) un manifeste intitulé "Sortons la politique du Moyen-âge", qui dénonce les pratiques dégradantes visant les femmes politiques.

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Benoît de Valicourt

Benoît de Valicourt s’inscrit dans la tradition du verbe et de l'image. Il travaille sur le sens des mots et y associe l'image réelle ou virtuelle qui les illustre. Il accompagne les acteurs du monde économique et politique en travaillant leur stratégie et leur story-telling et en les invitant à engager leur probité et leurs valeurs sur tous les territoires. 
 
Observateur de la vie politique, non aligné et esprit libre, parfois provocateur mais profondément respectueux, il décrypte la singularité de la classe politique pour atlantico.fr et est éditorialiste à lyonmag.fr
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Dominique Voynet (une femme !) ne briguera pas un deuxième mandat à Montreuil, ne se retrouvant plus dans cette vie politique particulièrement violente. Ses détracteurs disent qu’elle est froide, péremptoire, peu encline à l’empathie. Elle répond que si elle avait été un homme, on qualifierait son comportement d’exigeant, mais comme elle est une femme, elle est simplement odieuse.

>>> A lire également : Quelle solidarité féminine ? La salopitude grandissante des femmes les unes envers les autres

Pourquoi une telle différence de traitement ? La femme n’est-elle pas l’égale de l’homme dans notre belle République incarnée par une Marianne ? Bien sûr que oui et sans le moindre doute, mais voilà il y a une différence et elle est de taille : la femme a de multiples avantages par rapport aux hommes, elle est souvent plus douée, elle a une intuition qui lui permet d’appréhender les problèmes dans une dimension protectrice et elle peut gérer une carrière tout en assumant son rôle de mère. Forcément, cela suscite quelque jalousie de la part des hommes qui pour se protéger ont développé un régime bien à eux, la phallocratie. Et en phallocratie, il faut être machiste, viril et dominant ; cela laisse peu de place aux femmes et même aux hommes dont l’orientation sexuelle diffère de la norme imposée par le sexisme primaire. Alors oui, il existe une violence spécifique à l’égard des femmes et de ceux qui ne sont pas considérés comme de vrais hommes parce que les trois grandes religions monothéistes ont donné à l’homme le rôle de maître, de dominateur et de reproducteur.

Le sexisme commence à travers le regard et ce que l’on peut voir. Pourquoi seules les femmes seraient-elles l’objet du désir ? Il est vrai que les hommes politiques ne laissent pas grand-chose dépasser de leur costume foncé alors qu’une femme peut montrer sans la moindre provocation son décolleté, ses jambes ou ses avant-bras. Si la femme est belle ou séduisante, les choses se gâtent, la testostérone s’emballe et les instincts les plus primaires refont surface. Souvenons-nous de Cécile Duflot à l’Assemblée nationale, ce n’est pas le fait d’être en robe qui a mis en ébullition la cocotte phallocrate de la République mais la générosité et la fraicheur de sa nature soulignée par la robe choisie. MAM en tailleur n’avait pas le même succès !

Si certaines carrières politiques sont bloquées, c’est sans aucun doute par l’abandon des femmes elles-mêmes, car aujourd’hui la parité favorise l’engagement de la gent féminine, même si cette loi est dégradante pour la femme en l’imposant comme quota. En définitive cette loi est davantage une caution morale pour la classe politique confondue, car d’Aliénor d’Aquitaine à Simone Veil en passant par Olympe de Gouges, aucun homme ne peut résister au talent d’une femme, même humiliée ou insultée, parce que la femme a ce don si singulier, celui d’être la mère ayant porté ses détracteurs.

NKM et Anne Hidalgo, en cosignant le manifeste pour mettre un terme aux pratiques dégradantes visant les femmes en politique, servent davantage leur publicité que la cause des femmes, car dans le même temps elles se livrent à un marathon-séduction pour conquérir le cœur des électeurs parisiens, courant de défilés en soirées glamour, portées par de hauts talons, les cheveux aux vent, sublimées par leur mascara, comme si 20 ou 30 ans après que de nombreuses femmes françaises ont voté pour les beaux Jacques (Chirac et Chaban-Delmas), les parisiens se laisseraient tenter par la beauté vénitienne de Nathalie ou le charme andalou d’Anna !

Demain, la phallocratie sera renversée, le sexisme changera de camp et l’homme deviendra une femme comme une autre.

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