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Prix des concerts : pour Nicola Sirkis d'Indochine, au-delà de 45 euros, "c’est pour enrichir des artistes qui se défiscalisent"
©Reuters

Vénalité

Prix des concerts : pour Nicola Sirkis d'Indochine, au-delà de 45 euros, "c’est pour enrichir des artistes qui se défiscalisent"

Le chanteur d'Indochine dénonce la vénalité des artistes qui font payer très cher leurs billets.

100, 200, 300 euros... Les prix des billets de certains concerts explosent. A contre-courant, le groupe Indochine a proposé des tarifs à 45 euros pour les deux dates complémentaires de leur tournée « 13 Tour » au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve d’Asq. Ce choix est assumé, a expliqué le leader de la formation, Nicola Sirkis, sur C à Vous ce jeudi. "On ne taxe pas, on ne surtaxe pas le public parce que je trouve ça totalement incohérent. Nous, on fait de la musique. La musique, c’est pour apporter un moment d’évasion, un moment où tout peut être permis", a-t-il dit.

"Déjà je trouve que 45 euros c’est supercher, et à partir du moment où on maîtrise les chiffres, on essaye, c’est un long combat. On sait qu’au-delà c’est pour enrichir, c’est pour des artistes qui se défiscalisent, c’est tout ce que nous on n’aime pas. Moi, je n’ai pas besoin de plus, du moment que tout le monde est payé. On arrive quand même à faire des super concerts de trois heures et puis avec beaucoup de projections", a-t-il ajouté.

Ce n'est pas la première fois qu'il monte au créneau à ce sujet. En 2016, dans le magazine Que Choisir, il déclairait : "Il n’y a aucune raison que les concerts soient chers, à part vouloir gagner plus. Je n’ai jamais été motivé par l’argent : nous sommes déjà si privilégiés ! Mais je dois être trop naïf… Je regrette de voir des artistes irréprochables à mes yeux succomber aux « early entrances » (billets payés plus cher pour rentrer plus tôt dans la salle) ou aux « carrés or ». On se retrouve alors en concert comme dans un avion, avec première classe et classe éco. Comme chacun veut se sentir VIP, ces offres fonctionnent, mais ce sont toujours les plus aisés qui en profitent. Je refuse ce système de privilège par l’argent."

20 Minutes

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