Martin Luther King a improvisé "I have a dream" | Atlantico.fr
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Martin Luther King, le 28 août 1963
Martin Luther King, le 28 août 1963
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Inspiration

Martin Luther King a improvisé "I have a dream"

La formule ne figurait pas dans le texte qu'il avait préparé ce jour-là.

Le discours prononcé par Martin Luther King face au mémorial d'Abraham Lincoln, à Washington, est probablement l'un des plus célèbres de l'histoire. Alors que l'on fête aujourd'hui le cinquantième anniversaire de ce moment historique, Clarence Jones, avocat, confident et plume de Martin Luther King, révèle que l'expression "I have a dream" qui a fait la légende de ce discours ne figurait pas dans le texte préparé par le pasteur ce jour-là.

Alors que Martin Luther King avait préparé un discours mélangeant des paragraphes écrits par ses soins et d'autres signés par Clarence Jones, il s'est finalement mis à improviser lorsque Mahalia Jackson, une chanteuse de gospel qui s'était produite avant son discours, lui a lancé : "Parle leur de ton rêve".

Reuters, qui a réalisé l'interview de Clarence Jones, raconte la suite des événements : "Jones dit qu’il n’a pas pu voir Jackson parce qu’elle était assise en-dessous de là où il était, mais qu’il a entendu sa voix. Il a également vu King, qui lisait jusque-là le texte devant lui, lever les yeux. King a hoché la tête en direction de là où Jackson était assise, raconte Jones, ajoutant qu’il a vu King prendre les pages de son discours et les mettre de côté. (…) A partir de ce moment, la cadence de King a changé alors que ses phrases et ses idées se nourrissaient les unes des autres pour atteindre de puissants crescendos."

Selon Drew Hanson, auteur d'un livre sur le discours de Washington, Martin Luther King King avait pensé à inclure le refrain du rêve dans son texte mais ne l’avait finalement pas fait, pensant qu’il n’allait pas avoir le temps de l’utiliser. Il avait en effet déjà testé la figure de style à plusieurs reprises au cours de l’année, notamment à Detroit, où il avait déclaré : "J’ai rêvé cet après-midi qu’un jour, ici-même à Detroit, les négros ("Negroes" en anglais) pourront acheter une maison ou louer une maison où que leur argent leur permette, et qu'ils pourront avoir du travail."

Lu sur Slate

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