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Condamnée à 82 300 euros d'amende pour avoir fait une fausse alerte à la bombe pour empêcher son mari de s'envoler avec sa maîtresse
©Reuters

Othello

Condamnée à 82 300 euros d'amende pour avoir fait une fausse alerte à la bombe pour empêcher son mari de s'envoler avec sa maîtresse

La française avait fait une fausse alerte à la bombe à l'aéroport de Genève.

Une Française de 41 ans, à l'origine d'une fausse alerte à la bombe le 26 juillet dernier à l'aéroport de Genève, va devoir payer 90 000 francs suisses (82 300 euros) pour avoir mobilisé les forces de l'ordre suisses, rapporte vendredi le journal suisse Le Matin. La quadragénaire a fait ce geste en voulant se venger de son époux infidèle. 

Elle a agi par jalousie 

Douze jours après l'attentat de Nice, le service des douanes de l'aéroport de Genève-Cointrin a reçu un appel d'une femme qui se plaignait que son mari lui a volé de l'argent et qu'il s'apprête à prendre l'avion le lendemain avec sa maîtresse pour partir en vacances. Quelques minutes plus tard, la Française a de nouveau rappelé pour dire que la maîtresse aura une bombe dans ses bagages. 

Ce deuxième coup de fil déclenche immédiatement une alerte générale à l'aéroport, les frontières sont placées sous surveillance, et des dizaines de policiers sont mobilisés. La femme a été rapidement identifiée, et interpellée à son domicile d'Annecy. 

880 heures de travail effectuées

Selon François Waridel, chef d’état-major de la police genevoise, cité par le journal, l'amende de 90 000 francs suisses correspond à "145 policiers engagés à raison de 100 francs de l’heure, en ajoutant les frais de repas, les boissons et les deux chiens de la brigade canine engagés". Il s’agit de 880 heures de travail, effectuées entre le 26 juillet et le 27 juillet. C'est la première fois que la police genevoise envoie une facture d'un montant aussi élevé à un particulier pour de tels actes.

La Française a déjà écopé d'une peine de six mois de prison, dont trois fermes, devant le Tribunal correctionnel d'Annecy (Haute-Savoie) pour fausse alerte et dénonciation d'infraction imaginaire. Selon le chef d'état-major de la police genevoise, François Waridel, si la femme ne paie pas la facture, la police genevoise est prête à la faire bénéficier d'"une procédure en recouvrement de dettes".

 

Lu sur 20 Minutes

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