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Le dernier film de Ryan Gosling suscite la polémique en France
Le dernier film de Ryan Gosling suscite la polémique en France
©EUTERS/Mike Cassese

Polémique sur l'ultra-violence

"Only God Forgives" : Royal et Filippetti s'écharpent sur le dernier film de Ryan Gosling

Une polémique a germé entre les deux responsables PS à propos du classement du film "Only God Forgives" en interdit au moins de 16 ans ou au moins de 12 ans.

En politique, le moindre sujet peut faire débat. Preuve en est le différend qui oppose Ségolène Royal et Aurélie Filippetti. Les deux responsables socialistes se sont écharpées à propos du film Only God Forgives. Ainsi, sur France 5 dimanche, la présidente de Poitou-Charentes avait livré un plaidoyer pour l'éducation des jeunes contre les addictions et "toutes les formes de violence". "Je regrette qu'Aurélie Filippetti ait fait déclasser un film ultra violent, qui était interdit au moins de 16 ans", "sous la pression des producteurs", a accusé l'ex-candidate à l'Elysée, réagissant à des informations du Parisien Dimanche.

Elle faisait donc allusion à Only God Forgives, du Danois Nicolas Winding Refn, qui était en lice à Cannes d'où il est reparti bredouille, et qui relate, avec force hémoglobine, cris de douleur et scènes de torture, une vengeance à Bangkok."Si les producteurs veulent des films toutes familles, qu'ils fassent des films visibles par toutes les familles", a argumenté Ségolène Royal. "On ne peut pas à la fois faire les bénéfices liés à des films familiaux et en même temps polluer les jeunes avec des scènes d'extrême violence". "On n'a pas le droit de faire des choses pareilles et maintenant, c'est interdit aux moins de 12 ans !", s'est insurgée celle qui fut notamment ministre de la Famille du gouvernement Jospin et n'exclut pas de revenir au gouvernement.

Après cette mise en cause directe, le cabinet de la ministre de la Culture a jugé nécessaire de "rectifier certaines inexactitudes". "La ministre n'est en l'occurrence aucunement intervenue pour faire changer le visa donné par l'assemblée plénière de la Commission de classification des œuvres cinématographiques le 23 avril lors du premier examen", a fait valoir le ministère. Elle a simplement demandé "un second visionnage, comme le décret l'y autorise, à la suite du recours du distributeur du film qui contestait le premier avis d'une interdiction aux mineurs de moins de seize ans avec avertissement", a ajouté l'entourage de Mme Filippetti.

Cette commission a à nouveau visionné l’œuvre dont la star est le Canadien Ryan Gosling, et "après débat, a décidé de revenir sur son premier avis pour proposer une interdiction aux mineurs de moins de douze ans avec avertissement". La ministre "a suivi l'avis de l'assemblée plénière de la Commission, qui comprend 28 membres, comme on pourra relever qu'elle l'a systématiquement fait pour l'ensemble des avis rendus jusqu'ici depuis sa prise de fonction", a encore expliqué le ministère. Le film est sorti la dernière semaine de mai sur les écrans français.

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