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La vidéo qui révolte l'Ethiopie

Les violences administrées à cette jeune employée de maison éthiopienne au Liban ont suscité une vague de sentiments anti-arabes dans son pays d'origine.

Une jeune Ethiopienne employée comme femme de ménage molestée devant le consulat d'Ethiopie à Beyrouth : c'est ce que dévoile cette vidéo filmée sur téléphone mobile et diffusée par la chaîne d'origine libanaise LBCI. Les images montrent la jeune femme allongée sur le trottoir, en train de se faire emmener contre son gré dans une voiture par deux hommes parlant arabe. La passivité des passants et des employés du consulat a scandalisé l'opinion publique éthiopienne lors de la mise en ligne de la vidéo sur YouTube.

Celle-ci a rapidement circulé sur Facebook, réseau social favori des Ethiopiens, déchaînant alors une vague de sentiments anti-arabes et anti-musulmans dans ce pays majoritairement chrétien. "En tant qu'Ethiopien, je plains mes soeurs et en tant qu'être humain je ne peux m'empêcher de détester les arabes et leur culture barbare", a commenté un internaute sur le site de partage de vidéos. Un grand nombre d'Ethiopiennes émigrent vers les pays du Moyen-Orient pour y trouver du travail comme femmes de chambres et employées de maison, et y sont souvent exploitées. Malgré tout, certaines voix se sont élevées pour éviter l'escalade, notamment celle de Mahmet Solomon, leader d'opinion reconnu en Ethiopie. "Je ne veux pas la diffuser (NDLR : la vidéo) parce que je suis fatigué de cette question triviale :  pourquoi les éthiopiens souffrent-ils partout dans le monde ?", a-t-il déclaré sur Facebook.

LBCI a remonté la piste l'agresseur grâce à la plaque d'immatriculation du véhicule dans laquelle la victime a été emmenée. Celui-ci a été identifié comme Ali Mahfouz, ressortissant libanais en charge d'une agence de recrutement. L'homme a nié avoir battu la jeune femme, certifiant qu'elle avait commis plusieurs tentatives de suicides et refusait d'être rapatriée en Ethiopie. Ce qui expliquerait, selon lui, pourquoi l'employée de maison, dans la vidéo, s'exclame "je ne veux pas y aller", en amarhique.

Lu sur Global Voices Online

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