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Crédits Photo: Reuters

Ange-gardien

Tornade à Oklahoma City : une femme retrouve son chien indemne

Barbara Garcia a retrouvé son chien plusieurs heures après le passage de la tornade. Inespéré.

La tornade qui a ravagé le quartier de Moore près d'Oklahoma City a fait de nombreuses victimes parmi les humains mais également parmi les animaux. Chats, chevaux, vaches et chiens n'ont pas été épargnés. Mais certains ont survécu même plusieurs heures après. C'est le cas du chien de Barbara Garcia qui a retrouvé son compagnon devant les caméras de CBS. Un moment de joie pour cette habitante qui a par ailleurs, tout perdu ou presque.

Il faut dire que cette tornadequi a fait au moins 24 morts et semé la destruction lundi dans une banlieue d'Oklahoma City était de la catégorie la plus puissante, relèvent des experts. "C'est une tornade de catégorie EF-5, le maximum dans l'échelle du classement" avec des vents de plus de 320 km/heure, a indiqué Kelly Pirtle du Laboratoire national des tempêtes de forte puissance à l'Agence océanographique et atmosphérique américaine (NOAA). "Au vu de l'ampleur des dégâts, nous avons déterminé qu'il s'agissait d'une tornade de force EF-5", a-t-elle précisé depuis Norman dans l'Oklahoma. Cela signifie que cette tornade qui a réduit à néant nombre d'habitations, deux écoles et un hôpital "avait des vents de plus de 320 km/heure", a-t-elle ajouté.

La dépression avait été initialement classée EF-4, soit une vitesse de vents entre 260 et 320 km/h. Ce phénomène est relativement courant aux États-Unis, souligne la NOAA. La plupart se produisent dans les États des grandes plaines : Texas, Oklahoma, Kansas, mais aussi en Floride. Avec 1 200 tornades en moyenne par an, les États-Unis sont le pays qui subit le plus grand nombre de tornades dans le monde. Après eux arrivent l'Argentine et le Bangladesh, précise l'agence. "Seulement 2 % des tornades aux États-Unis atteignent ce niveau", avait souligné plus tôt Andrew Barrett, météorologue à l'université de Reading (Royaume-Uni).

Comble de malchance, elle a frappé une ville, un phénomène heureusement beaucoup plus rare que les tornades elles-mêmes. Les grandes plaines américaines sont des zones plus propices aux orages, "donc statistiquement plus propices à l'apparition des tornades", a expliqué Jean-Marie Carrière, directeur de la prévision à Météo-France.

Les tornades sont en effet toujours associées à des phénomènes orageux très violents, appelés "orages super-cellulaires", un phénomène complexe qui fait encore l'objet de recherches. Car si on connaît bien le contexte dans lequel peuvent naître les tornades, en particulier la présence de "cisaillements de vents" qui entraînent la formation d'un tourbillon, elles restent difficiles à prévoir avec précision. "Il y a des cas où tous les ingrédients sont réunis et elles ne se produisent pas", a souligné Jean-Marie Carrière.

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