" La République française, ce n'est pas les scènes de violence auxquelles nous assistons depuis des mois". L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, dans un discours prononcé à Romorantin, dans le Loir-et-Cher, est sorti de sa réserve et a choisi des termes fort pour évoquer la situation sociale du pays. Devant une salle d'un millier de personnes, il a averti : « Ce qui ne s'exprime plus dans le cadre républicain tourne nécessairement au soulèvement partisan et à la violence sociale », et vilipendé « ceux qui abîment » l'idée de République « en essayant d'allumer partout des feux de haine et de discorde ». Appelant plusieurs fois à la "concorde nationale", l'ex-chef de l'État s'est inquiété du degré de violence qu'à atteint, selon lui, la société française. "La République, c'est un régime qui trouvé sa place dans le cœur des Français, quand la République était synonyme de sécurité, (...) de concorde, (...) de paix civile", a-t-il développé. L'ancien chef de l'État s'est également dit « inquiet de voir l'indifférence qui s'installe peu à peu dans notre pays, l'abstention, l'antiparlementarisme et la haine de l'autre ». « Ce sont les quatre cavaliers de l'apocalypse républicaine » qui « sont toujours annonciateurs en France des pires troubles politiques », a-t-il averti.