La conférence de presse du nouveau film d'Abdellatif Kechiche, "Mektoub My Love : Intermezzo", vendredi, a été agitée. Le cinéaste n'a d'abord pas apprécié d'être pris en photo par des appareils "désastreux". "Ce n’est pas du boulot ! On a le droit de contrôler l’appareil avec lequel vous nous prenez en photo", a-t-il lancé. La tension a atteint son paroxysme lorsqu’il a été interrogé par un journaliste de l’AFP sur la plainte pour agression sexuelle qui a été déposée contre lui en octobre 2018. " Je trouve vraiment votre question déplacée et imbécile. On est dans un festival de cinéma. On fête le cinéma, on parle de cinéma. Les questions malsaines, comme vous êtes en train de poser, sont dépassées dans notre époque", a-t-il répondu. "Justement, mes films, je les fais en réaction à cet esprit malsain qui se dégage de cette époque", a-t-il poursuivi. "Votre question essaie de me provoquer en tant qu'âtre. Vous parlez d’enquête de la police. […] Je ne suis pas au courant d’une quelconque enquête. Si vous voulez savoir, d’un point de vue personnel, j’ai la conscience tranquille par rapport aux lois."