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Attentat de Nice : l'une des policières qui a abattu le terroriste raconte

"Je me demande si c’est intéressant de continuer à faire des barrettes de shit, à mettre des PV, si on ne peut pas utiliser notre force autrement", déclare-t-elle.

Le 14 juillet 2016, Magali était avec des collègues sur la promenade des Anglais, à Nice, lors de l'attentat qui a fait 86 morts et plus de 400 blessés. Elle fait partie des policiers qui ont abattu le terroriste. Dans une vidéo publiée vendredi par le syndicat Unité SGP Police Force Ouvrière, elle raconte ce qu'elle a vécu. 

Elle explique quand lorsque la foule a commencé à paniquer, elle a remonté la promenade des Anglais avec ses collègues. "On n’avait pas d’informations. Nos radios ne marchaient pas. On est parti en sens inverse de la foule pour voir ce qui se passait, et on a vu surgir ce gros camion blanc qui percutait un scooter noir. […] J’ai cru tout de suite que c’était un gars qui était bourré. […] On est parti sur la cabine en criant au chauffeur de s’arrêter."

Le chauffeur du camion se met alors à tirer, et les policiers répliquent. "Quand j’ai vu sa tête sur le côté, en sang, je me suis dit, 'c’est fini', mais en fait ça n’est pas fini. Sur le moment, on n'a aucune satisfaction, on est en tension, on se dit que tout va exploser".

Toujours en arrêt maladie aujourd'hui, Magali s'interroge sur son avenir au sein de la police. "D’une manière générale, je me pose la question du sens de mon métier aujourd’hui. Je me dis : 'est-ce qu’aller faire des choses anodines au lieu d’ouvrir les yeux sur l’état actuel des choses, le terrorisme, tout ce qui se passe et tout ce qu’il y aurait à faire… je me demande si c’est intéressant de continuer à faire des barrettes de shit, à mettre des PV, si on ne peut pas utiliser notre force autrement. La police, c’est ma passion, mais là, je n'ai plus aucune certitude. Je me vois flic, je me vois continuer, mais je me vois aussi partir".

Lu sur Europe 1

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