La Turquie a mis sa menace à exécution. Le pays n’empêchera plus les migrants qui essaient de se rendre en Europe de franchir la frontière, a assuré ce vendredi 28 février à l’AFP un haut responsable turc. La décision d’“ouvrir les portes” a été prise lors d’un conseil de sécurité extraordinaire présidé par le chef de l’État Recep Tayyip Erdogan dans la nuit de jeudi 27 à vendredi 28 février. Cette réunion a été convoquée après la mort d’au moins 33 militaires turcs dans la région d’Idleb dans des frappes aériennes attribuées par Ankara au régime syrien de Bachar el-Assad soutenu militairement par la Russie. Ces frappes portent le bilan humain à 53 morts parmi les forces turques depuis début février.